Agrimaroc sous le signe du partenariat

Agrimaroc sous le signe du partenariat

La 8e édition de la foire internationale de l’Agriculture et de l’Elevage se tient du 23 au 26 septembre 2004 au Hall des expositions de la Foire internationale de Casablanca. Espace favorable aux échanges et aux partenariats, le salon réunira, sur plus de 7.000 mètres carrés d’exposition, environ 200 opérateurs locaux et étrangers, venus de plusieurs pays dont la France, l’Italie, la Turquie, la Russie, l’Allemagne, la Grande Bretagne, le Cameroun, la Tunisie, l’Espagne.
Concernant la participation marocaine, elle sera issue aussi bien du secteur privé que du public. Diverses institutions, dont des établissements publics à l’instar du ministère de l’Agriculture prendront part à l’événement. Environ 30 000 visiteurs (professionnels, agriculteurs, éleveurs, investisseurs et étudiants) sont attendus à cette édition biennale qui comprendra, outre des expositions, des conférences et des tables rondes.
Parallèlement à l’exposition, l’organisation a prévu un large programme d’animation scientifique qui comptera des séances de sensibilisation et de vulgarisation sur des thèmes d’actualité du secteur agricole au Maroc et dans le monde. Il sera notamment question des problèmes et des défis du secteur agricole au Maroc. Les pôles de compétence d’Agrimaroc couvrent des domaines aussi variés que l’irrigation, le stockage et le conditionnement, les énergies, le jardinage, la sylviculture, l’aviculture, les machines agricole, la technologie agricole, etc.
Locomotive de l’économie marocaine, l’Agriculture marocaine est aujourd’hui au centre d’un processus qui affecte les flux d’échanges au niveau mondial. En effet, ces dernières années, beaucoup d’événements ont dû influencer la rentabilité en la matière : à la sécheresse qui dure depuis le milieu des années 90, se sont ajoutés d’autres facteurs destructeurs, comme le déficit hydrique, l’invasion des criquets, ou encore le manque de visibilité en matière d’échanges avec l’Europe et des problèmes divers comme la question du blé germé qui a failli porter atteinte à la qualité du produit agricole national.
Autant dire qu’avec les accords d’associations et les divers changements dans son environnement immédiat, le secteur est confronté à un problème de compétitivité à l’export. Pour aider les opérateurs à ce niveau, l’Etat a pris d’importantes mesures d’ordre fiscal, comme l’exonération fiscale durant les cinq premières années dont bénéficie les entreprises de l’agro-industrie nouvellement créées, la réduction de la charge fiscale pour les exportateurs et l’incitation à la mise à niveau.
Néanmoins, cette huitième édition d’Agrimaroc intervient à un moment où tout augure d’une récolte satisfaisante. Pour la saison 2003-2004, la production céréalière d’environ 81 millions de quintaux, est en hausse de 4% par rapport à 2003 et de 78% sur le rapport des cinq dernières années. Reste à atteindre les différents objectifs que s’est fixés le gouvernement, à savoir l’amélioration des revenus des producteurs, l’émergence des pôles de développement au niveau rural autour de la production et de la transformation des produits agricoles et l’atténuation des flux migratoires ruraux vers les centres urbains.
Aujourd’hui, malgré les mutations de l’économie marocaine et l’émergence de nouveaux secteurs d’activité, l’Agriculture, de par son poids socio-économique, reste incontournable. L’on dénombre plus de 1 700 établissements de type agro-industriel, soit le quart de l’ensemble du tissu industriel marocain. D’où l’importance d’un espace de rencontre comme Agrimaroc.

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