Agroalimentaire : les voies de la relance

Agroalimentaire : les voies de la relance

Afin de promouvoir les capacités opérationnelles et de consolider la stratégie de l’Agence nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise en matière de soutien à la mise à niveau des entreprises de la branche industrielle des conserves végétales, un protocole d’accord a été conclu entre l’ANPME, la FICOPAM et l’Unité de gestion du programme d’appui aux entreprises MEDA II (UGP). L’accord permettra la mise en œuvre de plusieurs actions prioritaires au profit des entreprises du secteur agroalimentaire.
Généralement, les actions s’articulent autour de quatre principaux points. D’abord, la réalisation d’un diagnostic et d’un plan d’action HACCP ( systèmes d’analyses des risques au point critique), l’accompagnement à la certification HACCP, ensuite, le coaching de la FICOPAM pour la mise en place d’un système de traçabilité dans la filière des olives de table, une filière pilote du secteur des conserves végétales. Et enfin, l’accompagnement à la mise en place d’un système de traçabilité.
De ce fait, et conformément aux clauses du protocole d’accord, l’ANPME mobilisera des experts nationaux et internationaux pour la mise en œuvre de ces actions. Cette mobilisation se fera avec l’appui de l’UGP. La FICOPAM, quant à elle, sera chargée de la direction du suivi du déroulement des différentes activités. La mise en application de ses actions, soutenues  financièrement par MEDA II, permettra à ses entreprises de présenter une offre de qualité sur le marché national et de mieux se positionner sur les marchés internationaux. La signature de ce protocole a été dictée par les résultats d’une étude réalisée par l’ANPME sur le potentiel de la branche des conserves végétales. Financée par la Commission européenne, l’étude a permis de proposer des recommandations pratiques dans le cadre d’un plan d’actions pour un meilleur positionnement de la branche industrielle et l’amélioration de sa contribution dans l’industrie nationale. Et ce, selon quatre principaux axes. À savoir, la modernisation de l’amont agricole, l’organisation de la concurrence sur le marché intérieur, la promotion de la gestion de la qualité et enfin le renforcement de la compétitivité industrielle.
Toutes ses actions, c’est-à-dire l’étude, le plan d’action et le protocole d’accord, ont été imposées par une conjoncture économique caractérisée par la libéralisation du commerce international et l’institution de plusieurs zones de libre-échange avec plusieurs pays partenaires. Notamment avec l’Union européenne qui exige, de tout pays exportateur, de se doter de systèmes de traçabilité et de contrôle HACCP, institués par les deux règlements 178/2002 et 852 /2004. Par conséquent, le secteur des industries agroalimentaires national sera confronté à de fortes pressions concurrentielles et à des exigences réglementaires de plus en plus strictes, surtout au niveau de l’hygiène et de la sécurité alimentaires.
Quoi que le secteur occupe, actuellement, une place importante dans l’économie marocaine, il reste toutefois dépendant des aléas climatiques et des périodes biologiques fixées pour les activités halieutiques. Sans oublier le caractère local de la distribution, à l’exception de certaines branches comme l’industrie du poisson et celle des fruits et légumes qui reste encore faible.

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