Agroalimentaire : Une croissance irrégulière

Il est un constat. Les industries agroalimentaires contribuent de manière forte dans le processus de formation du PIB. Vu leur position, en aval de la production agricole et de la pêche, elles valorisent et régulent la production du secteur primaire local, avancent les responsables du CMC. A en juger par la hausse de la demande, le secteur contribue à la sécurité alimentaire. De ce fait, il figure en première place dans l’industrie nationale aussi bien au niveau de la production et de la création de la valeur ajoutée.
Selon les dernières statistiques du ministère du Commerce et de l’Industrie, l’agroalimentaire compte plus de 1700 unités industrielles, soit un quart du tissu industriel national. La production du secteur s’élève à 56 milliards de DH (37% de la production réalisée par l’ensemble des industries de transformation). A en juger par les estimations du CMC, la valeur ajoutée générée par le secteur est de l’ordre de 18 milliards de DH. Le chiffre d’affaires relatif aux exportations agroalimentaires a atteint 8 milliards de DH en 1999 (21% des exportations industrielles). En matière de solde des échanges extérieurs, celui-ci s’est élevé à 2 milliards de DH dont un taux de couverture des importations par les exportations de 11,5%. Les investissements engagés par les industries agroalimentaires ont représenté 24% de l’ensemble de l’investissement industriel (2,5 milliards de DH).
Précisons toutefois, que le secteur depuis quatre ans, a enregistré une croissance irrégulière. Ce constat s’explique les mauvaises conditions climatiques, souligne le CMC. En 1999, le secteur a connu un recul de 1,1% dans sa production, alors qu’une année auparavant, il a enregistré une croissance de 7,8%.
L’année 2000 a été celle du redressement. Les entreprises agroalimentaires ont réalisé durant cet exercice une croissance de 5,2%. A ce propos, le Centre de Conjoncture précise que ce redressement a été de courte durée dans la mesure que la production industrielle relative au 1er trimestre 2001 a accusé une baisse de 4% par rapport à la même période de l’année 2000.
La progression a été pourtant au rendez-vous durant le deuxième trimestre 2001 (+4,2%). En définitive, le CMC souligne que le développement de l’agroalimentaire dépend en grande partie par les effets de la conjoncture économique. Ses responsables avancent que le segment de poissons et des fruits de mer présente des opportunités encore inexploitées.

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