Akhannouch s’enquiert du programme de lutte contre les inondations

Dans le cadre du programme de lutte contre les effets des inondations enregistrées au cours de l’actuel campagne agricole, particulièrement dans la région du Gharb, Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime a effectué, vendredi 21 mai,  une visite de terrain dans cette région. Et pour évaluer ces mesures, il était accompagné du wali de la région Gharb-Chrarda-Beni Hssen, des gouverneurs des provinces de Sidi Kacem et Sidi Slimane, des parlementaires ainsi que des responsables du département de l’agriculture. Lors de cette tournée, M. Akhannouch s’est arrêté sur plusieurs sites et projets agricoles dans la région ayant bénéficié de l’aide de l’Etat. Le montant global de ce programme est de 307 MDH dont 16 MDH alloués au programme d’urgence, 99 MDH pour le programme de reconversion des cultures, 19 MDH pour les pertes des cultures sucrières, 168 MDH pour le programme hydro-agricole et 5 MDH dédiés à l’entretien des pistes. Sur le volet des mesures urgentes, doté d’une enveloppe budgétaire de 15,5 MDH, ce programme  consiste en la distribution d’orge, le désenclavement de la population et de vaccination du cheptel. 58 000 qx d’une valeur de 12,8 MDH d’orge ont été distribués, soit un taux de réalisation de 97% du programme prévu. Les objectifs ont été dépassés pour la vaccination du cheptel qui a porté sur 86.820 ovins et 13.360 bovins. Plus de 105 interventions ont été entreprises par le département de l’agriculture pour le désenclavement et la protection des douars touchés par les inondations soit 2,5MDH. S’agissant du programme de reconversion des cultures, les taux de réalisation dépassant les objectifs pour certaines cultures grâce  aux subventions accordées aux semences sélectionnées soit 90% et engrais, soit 60% dans le cadre de ce programme.  Les agriculteurs des régions Bour qui n’ont pas bénéficié du programme de la culture de tournesol dans cette région environ 20000 ha pourront acquérir les engrais, subventionnés à 60% à hauteur de 3qx par hectare, pour la prochaine campagne agricole. Pour le programme de soutien aux cultures sucrières, doté d’une enveloppe budgétaire de 19 MDH financé à hauteur de 9,5 MDH par l’Etat et 9,5 MDH par Cosumar, 4.000 ha de betterave à sucre et 1.200 ha de canne à sucre sont programmées et seront réalisées grâce à la prise en charge d’une partie des frais des semences (100% pour les betteraves), d’engrais 50%, des produits phytosanitaires 80% et des boutures pour la canne à sucre. Le ministre s’est enquiert également  de l’état d’avancement des travaux d’aménagement hydro-agricoles et d’entretien des pistes programmées dans le cadre des actions structurantes visant à sauvegarder les investissements agricoles dans ce périmètre. Ce programme porte sur le curage de plus de 800 km de canaux d’irrigation, la réhabilitation des équipements hydro-agricoles et l’entretien de 120 km de pistes. Les travaux déjà  lancés au niveau de plusieurs sites, au titre de l’année 2010, devraient s’achever en octobre 2010. La réalisation d’autres travaux dans le cadre du programme triennal pour le curage et des réseaux d’assainissement sur 3400 km se poursuit. Ce programme lancé de l’année dernière a bénéficié de 47 millions dirhams en 2009, de 112 millions de dirhams en 2010 et bénéficiera de 76 millions de dirhams en 2011. M. Akhannouch a signé notamment dans la même journée six conventions spécifiques pour la réalisation des objectifs tracés dans le cadre de la mise en œuvre des plans relatifs aux contrats programmes signés entre l’Etat et les interprofessions de plusieurs filières de productions agricoles et agro-alimentaires. La première convention signée avec l’interprofession oléicole «Inteprolive», prévoit la mobilisation d’une enveloppe de 24 millions de dirhams  sur cinq ans, répartis entre le ministère de l’Agriculture et l’Interprolive notamment pour promouvoir la promotion de la consommation des produits oléicoles de qualité sur le marché intérieur. La deuxième convention porte sur la création d’un oléopôle dans la région de Marrakech. Ce projet est doté d’un budget de 40 millions de dirhams sur dix ans.  Cette convention, signée également avec l’interprofession de la filière oléicole, prévoit l’implantation de l’oléopôle sur 20 hectares au niveau de la station de recherche de Tassaout. La troisième convention concerne aussi le secteur oléicole. Elle vise le renforcement des activités de recherche et de transfert de technologies menées par l’agropôle olivier de Meknès. La quatrième convention, pour sa part, porte sur la réalisation des programmes de recherche et développement dans le secteur avicole. Le coût de cette opération est de 4 millions de dirhams  et sera financé sur 4 ans par le ministère de l’Agriculture. La cinquième convention est doté d’une valeur globale de 10 millions de dirhams sur quatre  ans. Elle concerne la mise en place d’un centre de recherche et de développement des cultures sucrières pour la conduite des programmes de recherche appliquée et la production de boutures agréées de canne à sucre. Enfin, la sixième convention a porté sur la mise en place d’un centre interprofessionnel de recherche et de développement des agrumes «CIRDA», ayant pour mission la conduite de programmes de recherche appliquée et d’encadrement technique des producteurs d’agrumes. Ces projets structurants, dont la gestion est confiée aux interprofessions, découlent du Programme Management Office (PMO), mis en place par le département de l’Agriculture pour assurer le pilotage des portefeuilles filières.


Agrégation :  42 conventions d’un coût global de 5,3 MMDH
Samedi 22 mai à Rabat, 42 conventions d’agrégation ont été signées au profit de 57.800 bénéficiaires, d’un coût global de 5,3 milliards de dirhams. Ces conventions, signées par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, représenté par l’Agence pour le Développement Agricole (ADA) et les Directions régionales de l’agriculture, d’une part, et les agrégateurs, d’une autre, se répartissent en 33 projets de filière végétale (3,8 milliards de dirhams) et 9 de filière animale (1,5 milliard de dirhams). «L’agrégation qui représente l’un des fondements du Plan Maroc Vert, constitue une solution adéquate pour contourner les obstacles liés à la problématique foncière et le faible niveau d’organisation des agriculteurs», a indiqué Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime de lors de l’ouverture du premier séminaire national sur l’agrégation. Organisé par l’Agence pour le développement agricole (ADA), ce séminaire s’inscrit dans le cadre de la préparation du projet de loi sur l’agrégation. Plusieurs opérateurs publics et privés, organisations internationales, parlementaires, universitaires et chercheur intéressés par la thématique ont pris part aux travaux de ce séminaire. Différents points ont été débattus lors de ce séminaire notamment les bases technico-économiques de contractualisation dans les projets d’agrégation et le rôle des interprofessions, le cadre juridique de l’agrégation et les leviers de développement de l’agrégation liés au soutien, au financement et à la gestion des risques dans les projets d’agrégation. «Cette nouvelle forme de partenariat tend également à aider au contournement des contraintes liées à la fragmentation des structures foncières, faire bénéficier les exploitations agrégées des techniques modernes de production, des financements nécessaires et permettre un meilleur accès des petits agriculteurs aux marchés intérieurs et extérieurs», a souligné M. Akhannouch.
 

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