ALE Maroc-USA : Effectif dès 2005

ALE Maroc-USA : Effectif dès 2005

Signé le 15 juin dernier, l’Accord de libre-échange (ALE) Maroc-USA conti-nue à faire l’objet de rencontres entre différents responsables politiques des deux parties. Dernière en date, l’entretien, vendredi dernier à Rabat, entre le ministre de l’Industrie du Commerce et de la Mise à niveau de l’économie, Salah Mezouar, et la sous-secrétaire adjoint américain au Commerce, Holly Vineyard.
Objet de l’entrevue: la promotion de l’ALE et les différents moyens pour permettre aux entreprises et opérateurs économiques des deux pays d’en tirer les meilleurs profits. Ces discussions ont abouti à l’adoption d’une certaine démarche, axée sur une campagne de sensibilisation, particulièrement destinée aux petites et moyennes entreprises (PME), qu’elles soient marocaines ou américaines. Celles-ci, les PME marocaines notamment, ont, selon M. Mezouar, «un véritable besoin d’accompagnement et d’orientation».
Aussi, cette campagne prévoit autant de les informer que de les sensibiliser sur les réalités du marché américain, ainsi que les opportunités qu’il offre en termes d’approvisionnement pour l’industrie marocaine. «Nous avons mis au point un programme de travail ciblé au niveau sectoriel afin d’accompagner les opérateurs et nouer des contacts avec les industriels américains», a affirmé le ministre, qui a aussi fait savoir que trois secteurs d’activité ont d’ores et déjà été identifiés : le textile, l’agro-industrie et l’équipement automobile.
Et à ce juste titre, il faut d’ailleurs rappeler qu’une délégation paritaire du ministère de l’Industrie, du Commerce et des Télécommunications (MICT) et de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile (AMICA), s’était rendue en mai dernier à Washington pour y conclure une convention avec la MEMA (Motor and Equipment Manufacturer’s Association). Ce voyage d’études et d’affaires avait surtout permis aux membres de ladite délégation de s’informer sur les différents aspects de l’industrie automobile américaine.
En toute logique, ces mouvements d’échange entre les deux pays sont censés se poursuivre et s’accentuer en 2005, voire se consolider à travers des joint-venture, investissements directs et autres types de partenariat. Du coup, l’an prochain permettra assurément, selon M. Mezouar, «d’identifier le véritable potentiel du Maroc et des opportunités d’investissement qu’il recèle».
Enfin, signalons que la rencontre en question intervient quelques jours avant le démarrage de la fameuse caravane d’information, qui effectuera une tournée dans les différentes villes du Royaume afin de présenter aux entrepreneurs marocains les opportunités d’investissement offertes par l’ALE Maroc-USA. Au demeurant, ce dernier suscite toujours le mécontentement de plusieurs responsables au sein de l’Union européenne.
Car, entrant en vigueur au tout début 2005, l’ALE prévoit l’élimination immédiate des tarifs douaniers pour plus de 95 % des produits industriels et de consommation. Quant aux produits agricoles et aux services, leur tarifs douaniers seront également réduits de manière significative. D’où, d’ailleurs la grogne de nos agriculteurs qui craignent l’invasion du blé américain. A cela, le gouvernement marocain devra également y penser.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *