Algérie – Crise des industries manufacturières : 11.529 travailleurs sans salaires depuis plusieurs mois

Ces retards de paiement des salaires, depuis deux ans pour certaines sociétés, concernent 40 % des entreprises publiques dans des secteurs importants comme les textiles, le cuir et le bois, (soit 672,8 millions de dinars), est-il précisé. La situation que traversent ces secteurs, placés sous la direction de Sociétés de gestion des participations de l’Etat (SGP), fait planer des menaces  sur les 32.000 emplois de l’ensemble de ces filières, qui peinent à réussir leur restructuration face aux défis posés par l’ouverture du marché et les impératifs dictés par les choix de la privatisation.
La politique de redressement, menée par le président du holding de SGP, M. Maiche, qui a procédé au changement de plusieurs cadres jugés responsables de la gestion défaillante des unités concernées, et permis aux assemblées générales de promouvoir de jeunes cadres, lui a cependant aliéné le soutien de nombreuses sphères. La presse algérienne rapporte lundi que la démission de Maâchi est réclamée par des cadres du ministère de la Participation et de la Promotion des investissements qui ont fait "une irruption intempestive" au siège de la SGP, mais l’intéressé a exigé que la loi soit respectée, à savoir que sa démission ne peut se faire qu’à travers la tenue d’une assemblée générale ordinaire de l’entreprise, avec l’approbation du Comité de participation de l’Etat (CPE), présidé par le chef de gouvernement.
Approché à ce sujet par la presse, le secrétaire général de l’Union Générale  des Travailleurs Algériens (UGTA), M. Abdelmajid Sidi Saïd, a fait savoir qu’il  n’était pas dans les prérogatives de l’organisation syndicale de contester une nomination ou un relèvement de fonctions. "On ne nous a pas demandé notre avis lorsqu’ils ont nommé les présidents des Sociétés de gestion des participations" a-t-il indiqué.

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