Allemagne : Optimiste pour 2003

Le ministère allemand des Finances table sur un retour à une forte croissance l’an prochain malgré la récession que traverse actuellement la première économie de la zone euro, selon son rapport mensuel publié hier lundi. «En 2003, selon les prévisions de la Commission européenne et de l’OCDE, l’accélération de la dynamique de croissance va déboucher sur une croissance en moyenne annuelle de 2,8% à 2,9%», écrit le ministère dans son rapport. «Nous allons donc atteindre un rythme de croissance en Allemagne du même ordre que celui que nous avons connu avant le ralentissement mondial avec 3% de croissance», ajoute-t-il.
Frappée de plein fouet par l’affaiblissement de la croissance américaine, l’Allemagne ne cesse d’accumuler les piètres performances économiques et n’a enregistré l’an dernier qu’une croissance de 0,6%, après 3% en 2000. Pour cette année, Berlin table sur une croissance de son PIB de seulement 0,75%. «En Allemagne il y a actuellement des signaux encourageants eu égard à l’amélioration sensible du climat des affaires selon le dernier baromètre Ifo», estime toutefois le ministère.
Selon les dernières prévisions officielles, la plus importante économie de la zone euro devrait connaître l’an prochain une croissance de 2,25%. L’institut de conjoncture RWI, l’un des plus écoutés du pays, se montre de son côté plus prudent sur les perspectives de reprise en Allemagne. Dans son dernier rapport de conjoncture publié lundi, il table certes sur une croissance de 2,6% l’an prochain, après seulement 0,8% cette année. Mais il met en garde contre les risques de nouvelle détérioration de la conjoncture.
«Les risques d’une aggravation de la récession dans les mois à venir ne sont pas insignifiants», écrit le Rheinisch-Westfälisches Institut für Wirtschaftsforschung (RWI). Il n’est pas à exclure que le ralentissement conjoncturel se confirme dans les pays industrialisés, argumente-t-il. Ce qui pourrait entraîner une nouvelle chute de la demande mondiale.
Or l’économie allemande, très tournée sur les exportations, en souffrirait plus que tout autre pays. Quoi qu’il en soit, la croissance «restera encore faible au premier semestre 2002», poursuit l’institut, «mais s’améliorera nettement au second semestre».

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