Analyse de Oxford Business Group/Assurances : Le Maroc s’érige en leader africain

Analyse de Oxford Business Group/Assurances : Le Maroc s’érige en leader africain

Le marché des assurances prospère au Maroc. C’est ce que relève le cabinet britannique d’intelligence économique Oxford Business Group (OBG), dans sa récente publication intitulée «De bons résultats semestriels pour le secteur marocain des assurances». Il en ressort donc que la multiplication des crédits et une meilleure connaissance des produits d’assurance ont entraîné une solide croissance du marché des assurances au Maroc, notamment pour ce qui est des segments vie et capitalisation, affichant d’excellents résultats au premier semestre 2015.

De même OBG constate que si le marché national de l’assurance continue d’enregistrer des bénéfices stables, les institutions marocaines s’attellent néanmoins également au développement de leurs réseaux en Afrique subsaharienne, où les faibles taux de pénétration et le développement économique rapide laissent entrevoir des perspectives de croissance considérables. Ainsi, les efforts d’expansion déployés ces dernières années ont porté leurs fruits et les assureurs marocains font désormais figure d’acteurs incontournables sur le continent : selon un classement récent publié dans le magasine Jeune Afrique, cinq compagnies d’assurances marocaines figurent dans le Top 15 des assureurs du continent, en fonction du total des primes émises.

Le segment vie fait vivre les assurances…

Selon OBG, les primes d’assurance marocaines ont poursuivi leur croissance au premier semestre 2015, d’après des données publiées fin septembre par la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR). Aussi, le chiffre d’affaires du secteur s’élevait à 16,78 milliards de dirhams sur la période en question, soit une hausse de 6,3% en glissement annuel et une légère augmentation par rapport au taux de croissance annuel composé enregistré depuis 2008. Cette expansion est tirée par une croissance notable des contrats d’assurance vie et de capitalisation, qui ont vu leurs primes augmenter de 13,9% en glissement annuel, atteignant 5,24 milliards de dirhams, selon des données publiées par la FMSAR. Plus en détails, ce sont en particulier les produits d’assurance-vie individuelle, déjà en tête du segment, qui ont joué un rôle moteur dans l’expansion constatée, affichant une hausse de 19,7% en glissement annuel pour atteindre 3 milliards de dirhams. Les contrats collectifs d’assurance-vie se sont quant à eux contractés de 2%, passant à 1,1 milliard de dirhams, après avoir enregistré une croissance de 13,2% l’an dernier. Les ventes de contrats de capitalisation affichent également une forte progression : en hausse de 18,9%, elles s’élèvent à 906,1 millions de dirhams.

La non-vie à la traîne…

Pour ce qui est du segment non-vie, c’est l’assurance automobile qui occupe la première place en termes de primes, représentant 32,6% des ventes totales du secteur. Le segment affiche une croissance légèrement inférieure à celle du secteur dans son ensemble, de 5,1%, pour un montant de 5,47 milliards de dirhams. La majorité des autres produits non-vie enregistre toutefois des résultats moins solides sur la période, les primes d’assurance transport se contractant par exemple de 8,5% pour atteindre 300 millions de dirhams. On conviendra donc que si ce segment représente près d’un tiers (31,2%) du chiffre d’affaires du secteur, c’est de l’avis général dans cette direction que le marché de l’assurance semble se développer.

Les ambitions africaines se précisent

D’après la publication du cabinet britannique d’intelligence économique, si le potentiel de croissance du marché national de l’assurance n’est pas encore épuisé au Maroc, surtout comparé à d’autres marchés plus matures, le pays affiche déjà l’un des taux de pénétration de l’assurance les plus élevés du monde arabe (3,2% du PIB l’an dernier), devancé seulement par le Liban, selon Swiss Re.

Aussi, de nombreuses compagnies d’assurances marocaines ont par conséquent pu se constituer des capitaux importants, avec à la clé la possibilité d’étendre leurs activités sur des marchés d’Afrique subsaharienne. Une telle stratégie présente des avantages de taille, non seulement en termes de diversification du portefeuille mais aussi en termes de résultats. Selon Swiss Re, cité par OBG dans sa récente publication, le marché africain des assurances a enregistré en moyenne une croissance de 10,2% en 2013, contre une croissance mondiale moyenne de 2,5%.
 

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