Analyse du système bancaire national et ses principales failles : Azzedine Berrada corrige les erreurs bancaires

Analyse du système bancaire national et ses principales failles : Azzedine Berrada corrige les erreurs bancaires

Analyser le système bancaire national et en relever les principales erreurs, une tâche qui ne s’avère pas facile pour certains. Et pourtant Mohamed Azzedine Berrada a choisi de s’y lancer et de ne sortir qu’avec des solutions visant à renforcer les transactions bancaires, notamment celles relatives aux taux variables de crédits à moyen et à long termes ainsi qu’aux autres taux des crédits de fonctionnement des entreprises. Ancien directeur général du Groupement professionnel des banques du Maroc, M. Berrada a établi une analyse microscopique identifiant les principales failles et dressant en parallèle des propositions d’amélioration concrètes des textes législatifs et réglementaires bancaires. Ce travail d’investigation a été couronné par la publication d’un nouvel ouvrage, intitulé «Le casse-tête des erreurs bancaires sur les intérêts et les commissions au Maroc». «Se référant à la conjoncture actuelle, il m’était évident de contribuer à sécuriser davantage l’entreprise marocaine et ses emplois vis-à-vis des banques», a souligné M. Berrada lors de la cérémonie du lancement de son ouvrage, jeudi 4 octobre 2012, à Casablanca. Et de préciser que «cet ouvrage contribuerait au nouveau projet de loi bancaire et sensibiliserait à la fois le banquier, l’entrepreneur, le législateur et le juge à des réalités méconnues au préalable».
À travers cet ouvrage, M. Berrada a choisi de classifier les problèmes généraux et les problèmes particuliers touchant aux différentes conditions bancaires. Citons dans ce sens l’évolution des différents taux de 1985 à 2012, les dates de valeurs non causées, ou encore la défaillance du débiteur. «L’une des conclusions tirées de cet ouvrage est que la loi bancaire a complètement omis l’entreprise», précise M. Berrada. Et d’ajouter que «le nouveau projet de loi bancaire, s’il a réservé une place importante aux banques participatives respectant la charia et renforcé substantiellement les mesures de sécurité, a oublié d’étoffer le chapitre sur les relations des établissements de crédit avec leur clientèle, demeuré aussi pauvre que celui de la loi bancaire de 2006». Dans ce sens, l’auteur propose d’appliquer l’année entière dans les décomptes des intérêts au lieu de se baser sur 360 jours. S’agissant de la gestion des crédits par un nouveau directeur, M. Berrada appelle à l’établissement d’une charte ou d’un protocole de transfert de clientèle d’un directeur à un autre et de rendre effectif le délai de préavis obligatoire, en l’augmentant à 120 jours au moins pour tenir compte de la réalité des entreprises. M. Berrada invite, par ailleurs, les responsables à s’inspirer des différents pays européens et de l’Égypte en limitant dans les textes législatifs la clause pénale aux seuls intérêts de retard. «Ces intérêts pourraient être décomptés au taux légal tout en remettant en force ce dernier pour les opérations bancaires et en réformant celui-ci», conclut M. Berrada.

Bio-express de Mohamed Azzedine Berrada

Le parcours de Mohamed Azzedine Berrada a débuté depuis une quarantaine d’années.
Diplômé de l’Ecole supérieure de commerce de Poitiers, il a 40 ans d’expérience aussi bien dans le domaine bancaire, où il a exercé 25 ans que dans le domaine du contrôle, de l’audit et du conseil bancaire et financier des entreprises qu’il a pratiqué sur 15 autres années.
Ancien directeur du GPBM, M. Berrada a publié plusieurs livres sur la banque, le crédit, le commerce extérieur et les changes, les réformes bancaires, et autres. Mohamed Azzedine Berrada a même créé la «Revue banques-entreprises» dont il a assumé la direction de publication pendant 10 ans.

 

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