Anas Sefrioui reste confiant

Anas Sefrioui reste confiant

Un chiffre d’affaires de 6,2 milliards en dirhams en 2008. C’est l’objectif qu’Addoha voulait atteindre à la fin de cet exercice, sauf que ce groupe, au bout du premier semestre 2008, n’a pu réaliser que 1,301 milliard de dirhams. «Le chiffre d’affaires prévisionnel pour l’exercice 2008 fixé à 6,2 milliards de dirhams sera réalisé sur la période de juin 2008 à juin 2009», a précisé Anas Sefrioui, président du groupe Addoha, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation des résultats semestriels, mardi 14 octobre, à Casablanca.
«Le décalage technique de 4 à 6 mois par rapport aux prévisions est sans aucun impact sur les réalisations commerciales. Il est dû à des facteurs exogènes tels que la rareté de la main-d’œuvre de la construction et une tension sur la disponibilité des matériaux», a-t-il ajouté.
Tout en restant confiant, M. Sefrioui souligne que les compromis de vente signés au 8 octobre 2008 totalisent 23.947 unités. Ils devront générer un chiffre d’affaires de 8,3 milliards de dirhams sur les prochains 18 mois. «Ce n’est pas un chiffre d’affaires perdu ! Ces logements n’ont pas disparu. Nous allons les comptabiliser dans les résultats financiers suivants. Nous sommes des vendeurs de biens et non de services», tient à noter le président du groupe Addoha.
«Pour les compromis de vente, il y a des retards qui sont dus à des formalités administratives comme les titres fonciers, les permis d’habiter… Mais vous savez, nous avons déjà un chiffre d’affaires sécurisé de 8,2 milliards de dirhams», indique pour sa part Hassan Ben Bachir, conseiller du président du groupe Addoha. Par segment, ce chiffre d’affaires sécurisé sera réalisé à hauteur de 45 % pour le logement économique avec 3,7 milliards de dirhams, 30% pour le moyen standing avec 2,5 milliards de dirhams, 15 % pour le haut standing pour résidences principales avec 1,2 milliard de dirhams et 10% pour le haut standing de résidences secondaires avec 0,8 milliard de dirhams.
«Il n’y a pas de crise au Maroc. 97 % de notre chiffre d’affaires est maroco-marocain. Nous n’avons aucune relation avec ce qui se passe à l’international. Pour Fadesa, c’est une société de droit marocain et donc le problème ne se pose pas. Il faut abolir le mot crise. Je suis en train d’investir 5,6 milliards de dirhams dans deux cimenteries, une à Ben- Hmed, l’autre à Beni Mellal. Si j’investis 5,6 milliards de dirhams dans un projet qui permettra de créer 1.000 emplois fixes, c’est que j’ai confiance  dans le secteur du bâtiment», lance M. Sefrioui. «En bourse, toutes les valeurs ont connu des hauts et des bas. Addoha se comporte très bien par rapport à d’autres valeurs. Pour les investisseurs étrangers, ils ont acheté beaucoup d’Addoha. Avec cette crise financière internationale, ces investisseurs ont décider de sortir du marché. Chose qui est tout à fait normale», a-t-il ajouté.
Toujours en bourse, et suite à l’annonce des résultats financiers semestriels, BMCE Capital Bourse recommande d’acheter Addoha. «Nous aboutissons à un cours cible de 195 dirhams, supérieur de 25% par rapport au cours du 30 septembre de 157,95 dirhams, d’où notre recommandation de se placer à l’achat sur le titre et de profiter du repli actuel des cours», selon les analystes de BMCE Capital Bourse.

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