Andersen lâché par ses filiales

Andersen-Australie, filiale australienne du cabinet d’audit comptable américain Arthur Andersen mis en examen dans l’affaire de la faillite d’Enron, pourrait être vendue, tout comme Andersen Royaume-Uni, entité britannique du cabinet, selon la presse.
La firme américaine a confirmé que sa filiale australienne était en négociation avec des concurrents tels que Deloitte, KPMG et Ernst and Young, même si la priorité était de ne pas démanteler le réseau des filiales, a indiqué lundi The Australian Financial Review. « Andersen Australie soutient totalement une fusion mondiale mais nous continuons à envisager une série d’option locales ou régionales pour aboutir à la meilleure issue possible pour nos clients et notre personnel », a déclaré l’un des responsables du cainet d’audit, Gary Hounsell. Andersen Royaume-Uni serait également en pourparlers en vue d’un rachat, notamment avec le cabinet d’audit Deloitte Touche, selon l’Independent. « Bien que nous restions favorables à une initiative au niveau mondial pour l’avenir, nous devons aussi être réalistes et chercher d’autres solutions si aucun accord global n’était trouvé », a expliqué l’un des responsables de Andersen Royaume-Uni, John Ormerod, cité par le journal.
Plusieurs autres entités du géant américain, notamment les branches chilienne, espagnole, canadienne et italienne, envisageraient également de se désengager, écrit pour sa part le Daily Telegraph.
Selon le Financial Times, les principaux membres européens du réseau Andersen ont entamé des discussions « informelles » avec leurs concurrents en vue d’éventuelles fusions, au cas où les discussions en vue d’une solution globale n’aboutiraient pas. Aux Etats-Unis, environ 45 importantes sociétés ont cessé leur collaboration avec le cabinet Andersen et de nombreuses autres défections sont attendues.

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