Andersen U.K. a finalement jeté son dévolu sur son rival Deloitte and Touche

Le résultat de la fusion entre Andersen et Deloitte and Touche donnera naissance au numéro deux de l’audit en Grande-Bretagne. «Les deux cabinets ont décidé de fusionner pour créer une seule firme sous la bannière de Deloitte and Touche», a déclaré un porte-parole de Andersen U.K.
Ce dernier qui emploie 6300 personnes, sera intégré dans Deloitte and touche U.K, qui compte 7.500 employés, le 1er juillet 2002. Le nouveau groupe, qui s’appellera Deloitte and Touche U.K, sera numéro deux en Grande-Bretagne, derrière Price Waterhouse Coopers. «Il est encore trop tôt pour déterminer s’il y aura des suppressions d’emplois», a précisé le porte-parole. Cette annonce fait suite à un mois de négociations poursuivies par Andersen U.K. avec plusieurs de ses rivaux : Deloitte, Ernst and Young and KPMG. Ce dernier était donné favori jusqu’à début avril. KPMG avait en effet entamé des pourparlers avec Andersen pour mettre la main sur ses activités hors des Etats-Unis. Mais le 2 avril, Andersen Espagne avait porté un coup fatal à ce projet, en optant, tout compte fait, pour Deloitte and Touche.
Les branches régionales avaient alors décidé de mener les négociations de rapprochement en ordre dispersé. Depuis, la Pologne, Singapour, la Russie et l’Australie ont choisi Ernst and Young, le Moyen-Orient, la Chine et Hong-Kong Price Waterhouse, le Japon KPMG tandis qu’outre l’Espagne, le Brésil et le Portugal ont opté pour Deloitte.
Deloitte devrait par ailleurs acquérir les activités de conseil fiscal de Andersen aux Etats-Unis. «Nous étions partants pour une fusion avec KPMG parce que nous voulions un accord à l’échelle mondiale», a expliqué le porte-parole d’Andersen U.K. Mais après la décision de l’Espagne, «nous avons examiné toutes les options et décidé que la meilleure était une alliance avec Deloitte», en raison d’une plus grande complémentarité et de la similarité de culture d’entreprise, a-t-il ajouté. Les cabinets d’audit sont organisés sous forme de partenariat, et non de filiale, et les branches régionales disposent d’une grande latitude pour décider de leur avenir.

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