Approche globale et développement rapide

Approche globale et développement rapide

Des chefs de délégations de plusieurs pays participant à la Conférence de haut niveau du Groupe des 77 et la Chine sur la coopération Sud-Sud, ont souligné l’impérieuse nécessité pour le Groupe de rester solidaire en vue de faire face aux nouveaux défis et de créer les conditions de réussite à l’intégration de ses Etats membres dans l’économie mondiale. Après la séance d’ouverture marquée par la lecture d’un message adressé par SM le Roi Mohammed VI aux participants et d’un autre du secrétaire général de l’ONU, les travaux de la Conférence se sont poursuivis en séance plénière au cours de laquelle les différents intervenants ont exposé leurs visions de la coopération Sud-Sud et formulé des idées pour sortir les populations de ces pays de la pauvreté et du sous-développement. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem, s’est prononcé pour l’adoption d’une « démarche collective s’inscrivant dans la logique de préservation et de consolidation du Groupe en tant que forum de concertation sur toutes les questions internationales d’intérêt commun ». « Loin d’être conçue comme une alternative à la coopération Nord-Sud, la coopération Sud-Sud est plutôt son complément et un instrument d’importance pour mettre en synergie nos estimables ressources », a-t-il dit, soulignant qu’à l’ère de la mondialisation, il est évident que les intérêts des pays ne peuvent être mieux pris en considération que dans le cadre d’une vision régionale et que l’importance de la taille d’un marché est un facteur déterminant dans l’attrait des investissements directs. Pour sa part, le ministre émirati de l’Economie et du Commerce, Cheikh Fahim Ben Soltane El Kassimi, a estimé que le plus grand défi auquel est confronté le Groupe réside dans la nécessité de s’adapter à la mondialisation qui, en dépit des grandes opportunités qu’elle offre, est porteuse de dangers pouvant être à l’origine d’un processus non équitable. Ils ont également préconisé l’adoption de textes législatifs novateurs, notamment dans le domaine économique, et d’entreprendre les réformes nécessaires afin de réaliser les objectifs arrêtés lors des multiples conférences et forums internationaux. L’accent a été mis, en outre, sur la nécessité de renforcer le dialogue entre les pays du Sud, d’oeuvrer à l’ouverture des marchés desdits pays aux produits des Etats membres du Groupe et de promouvoir les ressources humaines dans la perspective d’un développement des économies de ces pays. Evoquant les différents volets de la coopération internationale, les intervenants ont appelé les pays du Nord à oeuvrer pour la libéralisation du commerce, à atténuer le fardeau de la dette des pays du Sud et à accroître leur assistance technique et technologique en vue de permettre aux Etats membres du Groupe de renforcer leurs économies et partant de s’intégrer dans l’économie mondiale. Ils ont enfin émis le souhait de voir la Conférence de Marrakech, qui est le prolongement de la Déclaration de La Havane, aboutir à des résultats concrets concernant la dette des Pays les Moins Avancés (PMA) et l’ouverture des marchés devant lesdits pays. L’Afrique accorde la priorité à la coopération et à l’intégration régionales en tant que voie idéale pour promouvoir la coopération Sud-Sud et partant, affronter la pauvreté et le sous-développement, a indiqué de son côté, Frances Rodriguez, vice-ministre mozambicain des Affaires étrangères et de la Coopération. Selon lui, le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) illustre la volonté des Africains à prendre leur destin en main et à assumer toute leur responsabilité en matière de développement de leurs populations. Il a enfin émis l’espoir de voir la Conférence de Marrakech déboucher sur une stratégie de la promotion de la coopération Sud-Sud qui constituera l’alternative aux autres formes d’échanges inter-régionaux et internationaux. Pour le ministre d’Etat qatari aux Affaires étrangères, M. Ahmed Ben Abdellah Al-Mahmoud, les disparités criantes entre le Nord et le Sud en matière de développement économique, d’éducation, de santé et de sécurité alimentaire incitent à réfléchir aux méthodes efficientes pour consolider la coopération et parvenir à la solidarité escomptée. « Avant de demander aux pays du Nord de nous fournir soutien, expériences et technologies, il incombe aux pays du Sud de s’entraider, puisque leur développement relève de leur propre ressort », a-t-il lancé, appelant, dans le cadre des objectifs du Millénaire, à atténuer le fardeau de la dette extérieure des pays pauvres et à augmenter le volume de l’aide publique de la part des pays du Nord.

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