Après seulement 3 semaines de lancement, Noor I : Premier bilan…

Après seulement 3 semaines de lancement, Noor I : Premier bilan…

La station Noor I a été inaugurée le 4 février. Trois semaines après, elle alimente déjà le réseau électrique de l’ONEE.

Et de un pour Ouarzazate. La ville vient de se doter de la première installation de ce qui sera, à terme, la plus grande centrale solaire d’Afrique et le plus grand Complexe solaire thermodynamique (CSP) du monde. Inaugurée le 4 février dernier, cette première installation baptisée Noor I est dotée d’une capacité de pas moins de 160 mégawatts. Elle sera suivie des centrales Noor II et III, dont les activités devraient démarrer d’ici 2018 ou 2019. «Près de trois semaines après son inauguration officielle, la station NoorI est, aujourd’hui, complètement opérationnelle», nous confirme Obaïd Amrane, membre du directoire de Masen. Et de poursuivre : «La station opère directement avec l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), ce qui donne lieu à des dispatchs, des annonces de production journalière et des injections d’électricité selon un programme préétabli». Tout fonctionne donc comme annoncé dans les cahiers des charges de la Moroccan Agency For Solar Energy, (MASEN).

Qui exploite Noor I ?

Le processus de sélection du développeur de NoorI dans le cadre d’un PPP a été effectué suivant un appel d’offres international en deux étapes précédées d’une pré-qualification.

La compétition a été remportée en octobre 2012 par le consortium dont le chef de file est Acwa Power d’Arabie Saoudite (International Company for Water and Power) et comprenant Aries Ingenieria y Sistemas et TSK Electronica y Electricidad d’Espagne. Ce groupement a proposé le tarif d’heure de pointe du kWh évalué comme le plus économique, soit 1,62 MAD/kWh HTVA. A noter que le prix du kilowatt heure fourni par l’ONEE s’établit aujourd’hui entre 1,41 et 1,59 dirham selon le niveau de consommation. Ainsi, une société de projet dénommée Acwa Power Ouarzazate (APO) a été créée.

Elle est détenue majoritairement par Acwa Power à hauteur de 75% et par Masen pour 25%. Elle est chargée de la conception et du développement de la centrale Noor I ainsi que de son exploitation pendant une durée de 25 ans.

Noor I dans son environnement

Le complexe Noor est situé à 10 kilomètres de la ville de Ouarzazate, dans l’une des régions du Maroc les plus défavorisées. Le taux de pauvreté y avoisine les 23%, l’indice de développement humain y figure parmi les plus faibles du pays (0,371) et plus de deux tiers de chômeurs de la région sont des jeunes de moins de 35 ans. En ce sens, la construction de la première phase du projet (Noor I) a permis de générer en moyenne plus de 500 emplois pendant les 12 mois de la durée des travaux, détenus à près de 42% par des travailleurs issus de la région.

De même, la construction des centrales Noor II et Noor III devrait créer 1.600 emplois directs, essentiellement de main-d’œuvre locale non qualifiée. Aussi, à en croire les termes des appels d’offres, les développeurs sont appelés à favoriser l’embauche locale. De ce fait, pendant les 25 ans de leur exploitation, les centrales Noor II et Noor III créeront plus de 200 emplois directs et plusieurs centaines d’emplois indirects.  En effet, au delà des avantages écologiques, le lancement de Noor I a permis la création de nouveaux emplois locaux.
De même, ce projet a donné une impulsion au développement d’une filière industrielle locale dans la fabrication des équipements de centrales solaires, vu que les développeurs des centrales ont été encouragés à intégrer des solutions industrielles locales à leurs offres.

Comment fonctionnera le Complexe solaire d’Ouarzazate

Comment-fonctionnera-NOOR-Ouarzazate-MarocA terme, moyennant une enveloppe globale de plus de 2,105 milliards d’euros, le Complexe solaire d’Ouarzazate (CSO) sortira de terre avec pour vocation de doter le Royaume d’une capacité de 500 MW et fournir de l’énergie à plus d’un million de Marocains.

 

Le projet occupera une surface à peu près équivalente à la ville de Rabat et exploitera l’énergie solaire au moyen de la technologie CSP.

 

Un procédé moderne qui contrairement aux panneaux photovoltaïques traditionnels, utilise des miroirs qui concentrent la lumière du soleil et la convertissent en chaleur de 400 degrés Celsius afin de créer de la vapeur qui à son tour fait tourner une turbine produisant de l’électricité.

 

En gros, avec un projet pareil, le Maroc se tourne vers l’exploitation de ses 3.000 heures d’ensoleillement par an, avec pour objectif à terme de produire assez d’électricité sur son sol pour pouvoir en exporter de l’autre côté de la Méditerranée.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *