Après son retour à la grande famille africaine : Le Maroc, une aubaine pour les économies de la région

Après son retour à la grande famille africaine : Le Maroc, une aubaine pour les économies de la région

Le Royaume compte une centaine d’accords avec 28 pays africains, portant sur des domaines transverses, en l’occurrence l’éducation, la santé, la formation, l’infrastructure et l’agriculture. 

Porte d’entrée vers l’Afrique, le Maroc joue un rôle majeur dans l’intégration régionale. Un positionnement axé sur des rapports équilibrés et harmonieux. Le Royaume compte en effet une centaine d’accords avec 28 pays africains portant sur des domaines transverses, en l’occurrence l’éducation, la santé, la formation, l’infrastructure et l’agriculture.  Une coopération ayant permis aux entreprises nationales d’explorer les potentialités africaines,  notamment en termes d’infrastructures socio-économiques de base.

Le continent se place, en effet, au cœur des choix stratégiques du Maroc.  Une vision globale et volontariste a été tracée par le Souverain donnant un nouvel élan à la coopération sud-sud.  Conclusion d’accords de coopération, renforcement et diversification des échanges commerciaux et  accompagnement du secteur privé sur le continent… telles sont les actions menées à ce niveau. Le Maroc est parmi les premiers investisseurs africains de l’Union Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) qu’il a réintégrée en 2017. Un retour en force à la grande famille africaine et qui se consoliderait davantage par l’adhésion du Maroc à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La souplesse de la réglementation marocaine ainsi que le cadre libéral que présente le pays aux entreprises issues de la CEDEAO ne feront qu’approfondir les échanges avec cette communauté dans un cadre gagnant-gagnant.

Le Maroc sera d’un grand apport aux économies de la région. La diversité de son tissu industriel ainsi que la multitude des accords de libre-échange avec l’Union européenne, la Turquie et les Etats-Unis sont des atouts favorables pour que le Maroc se hisse au premier rang dans cette sphère africaine. Certes, les échanges bilatéraux ont connu un important dynamisme ces dernières années mais restent en deçà du potentiel mobilisable. Les analystes s’accordent à dire que des gisements d’opportunités existent entre le Maroc et les pays de la CEDEAO.

Leur exploitation profiterait aux deux parties. En effet, le Maroc constituerait un marché porteur pour plusieurs produits originaires de la CEDEAO. Il est question en effet des produits énergétiques tels que le pétrole et gaz ainsi que les produits alimentaires, en l’occurrence cacao, café, graines et fruits oléagineux. A ces produits s’ajoutent également le coton, le bois et produits de bois, les cuirs et les minéraux. Pour tirer profit de ces potentialités et impulser potentiellement les échanges entre le Maroc et la CEDEAO, la suppression des droits de douane en vigueur est un impératif. La libéralisation du potentiel du commerce entre le Maroc et la CEDEAO reste également tributaire de la levée d’autres contraintes structurelles.

Citons à cet égard l’insertion dans les chaînes de valeur régionales, la compétitivité logistique et l’intensité de la concurrence au  sein des marchés de la zone. Pour ce faire, les entreprises marocaines sont appelées à renforcer leur connaissance des spécificités intrinsèques des marchés de la CEDEAO. De même, les actions de la diplomatie économique en direction de ladite zone devraient être optimisées. Le but étant d’assurer un accompagnement de qualité au profit de l’offre exportable nationale. Parmi les priorités à tenir en compte on citera également la couverture contre le risque commercial, l’établissement de partenariats avec les entreprises locales de la CEDEAO ainsi que la conclusion d’alliances avec les opérateurs relevant des pays émergents.

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