APV : Le statut immunitaire des volailles marocaines est devenu efficace

APV : Le statut immunitaire des volailles marocaines est devenu efficace

Journée nationale des viandes de volailles

«La grippe aviaire à virus H9N2 faiblement pathogène n’a pas disparu du Maroc. Ce qui a changé c’est le statut immunitaire des volailles marocaines. En effet, si en janvier et février 2016 le H9N2 a fait énormément de dégâts c’est que le virus était inconnu et les oiseaux dépourvus de toute immunité contre ce virus», affirme Abderrahmane Ryadi, secrétaire général de l’Association nationale des producteurs des viandes de volailles (APV), à l’occasion de la journée nationale des viandes de volailles dédiée à la presse sous le thème «Les volailles marocaines, pilier de la sécurité alimentaire avec la préservation de l’environnement». M. Ryadi a souligné qu’«aujourd’hui, grâce à la vaccination des poussins, ces derniers réagissent mieux aux virus. Et les pertes causées par ce virus sont nettement inférieures à celles de l’année 2016. Pour preuve, le disponible en poulet de qualité sur le marché est très important au point d’engendrer des niveaux de prix beaucoup plus bas que l’année dernière où la grippe a ponctionné une grande partie de la production».

Par ailleurs et en ce qui concerne l’utilisation d’hormones pour l’élevage de volailles, M. Ryadi a précisé que «le poulet aux hormones est un mythe qui revient épisodiquement dans certains médias et dans les discussions des gens et qu’on n’arrive pas à clarifier une fois pour toutes bien que l’usage des hormones n’existe pas en élevage de volaille ni aujourd’hui, ni hier, ni demain ni au Maroc et ni ailleurs dans le monde. Parce que tout simplement cela n’a jamais été économique ni générateur de profit vu le coût des hormones de croissance et l’impossibilité de leur application régulière et répétée sur des troupeaux en très grand nombre». Et d’ajouter que «ce qui laisse supposer dans l’esprit des gens l’usage des hormones chez le poulet c’est sa vitesse de croissance impressionnante, comparé au poulet beldi. En fait, cela n’a rien à voir avec les hormones mais provient de l’amélioration génétique entamée depuis bientôt un siècle ainsi que l’amélioration des connaissances et de la maîtrise de la nutrition, et de l’application de mesures sanitaires préventives très efficaces.

Je le répète, le poulet aux hormones est un mythe qui n’a aucune existence dans la réalité». En effet, l’élevage du poulet de chair dure environ 6 semaines pour atteindre un poids d’environ 2 kg vif. Alors que celui de la dinde dure environ 12 semaines pour les femelles et environ 16 semaines pour les mâles pour atteindre un poids respectif d’environ 6 kg et 13 kg vif. En 2016, le Maroc a produit 560.000 tonnes de viandes de volailles. S’agissant du bilan de l’Association nationale des producteurs des viandes de volailles (APV), le secrétaire général a indiqué que «l’APV continue de jouer le rôle qui est sien, à savoir suive l’évolution du secteur et intervenir dans le sens de l’information et la formation de ses membres pour aider à mieux faire leur métier. L’APV contribue également dans les discussions et les concertations avec les partenaires de la filière que cela soit au sein de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole au Maroc (FISA), comme c’est le cas des autres associations des l’interprofession ou bien avec les départements administratifs gouvernementaux». Et de poursuivre que «la crise de la grippe aviaire au début de l’année 2016 a été une occasion pour l’APV de démontrer sa réactivité et son engagement à remplir sa mission. Plus d’une quinzaine de réunions ont été tenues, dans un laps de temps très court, animées par des vétérinaires en collaboration avec les services de l’ONSSA pour informer rapidement les éleveurs de toutes les régions du pays des mesures à prendre pour contrôler cette nouvelle maladie».

Alf Mabrouk, un groupe en plein essor

Alf Mabrouk, unité spécialisée dans la valorisation et la commercialisation d’aliments composés pour bétail et volaille située à Bouznika, ne cesse de monter en compétence et performance à tous les niveaux afin de réussir une stratégie de développement agroalimentaire moderne et intégrée. Ainsi, afin d’optimiser sa chaîne de production avicole, Alf Mabrouk a pu élargir son réseau en ouvrant une nouvelle unité dénommée «Fellous Mabrouk» afin d’offrir des produits de grande qualité avec une traçabilité totale. Au fait, il s’agit de la dernière unité acquise par le groupe afin de compléter l’intégration verticale et valoriser la relation agrégateur/agrégé. Fellous Mabrouk-produit du poussin d’un jour avec des souches sélectionnées pour apporter le meilleur rendement aux éleveurs de poulet de chair. La capacité de cette unité arrive à produire jusqu’à 240.000 poussins par semaine alors qu’en cours d’extension à 600.000 par semaine. D’ailleurs le Groupe Alf Mabrouk a organisé une visite guidée à une unité avicole spécialisée dans l’élevage de volailles de qualité fermière.

Lors de cette visite, les responsables du groupe ont affirmé que les fermes et les élevages de reproducteurs bénéficient, outre le savoir-faire de son encadrement technique, d’un environnement sanitaire de premier ordre afin de dynamiser les capacités de production et d’introduire des innovations technologiques. Il est à noter que les fermes du groupe sont agréées selon la loi 49/99 relative à la protection sanitaire des élevages et des produits avicoles.

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