Arboriculture : Les réalisations dépassent les objectifs

Arboriculture : Les réalisations dépassent les objectifs

L’olivier et l’amandier sont les espèces fruitières qui occupent  le plus de superficie au Maroc

La production moyenne en amandes non décortiquées des trois dernières campagnes est estimée à près de 140.000 tonnes, soit un rendement moyen de l’ordre de 0,8 tonne par hectare. Ainsi, les rendements varient de 0,1 tonne par hectare à 9 tonnes par hectare. Ceci dépend d’une localité à l’autre ainsi que des ressources hydriques mobilisées au profit de cette culture.

Depuis le lancement du Plan Maroc Vert, le Maroc a fait de la durabilité de l’agriculture son cheval de bataille.

Cette stratégie transversale est venue booster la productivité agricole via la valorisation des produits et la conquête de nouveaux marchés.

Les efforts consentis depuis 2008 ont eu un impact positif aussi bien sur le rendement agraire que sur le revenu de la population rurale et du consommateur marocain. La feuille de route agricole a, en effet, permis d’améliorer et de diversifier l’approvisionnement du marché national en misant sur des filières inexploitées à la veille du lancement du Plan Maroc Vert. Ces changements ont été opérés grâce à une approche «chaîne de valeur». Une orientation stratégique ayant permis le bon pilotage de la production agricole ainsi que la mise à niveau et la modernisation des filières de production. Depuis le démarrage du Plan Maroc Vert, un grand intérêt a été porté à la filière arboricole. Des programmes ont été élaborés dans ce sens visant à étendre les superficies de plantation et diversifier par conséquent les cultures. Les objectifs fixés dans ce sens sont presque atteints en intégralité. Se référant aux dernières statistiques relatives au développement de l’arboriculture au Maroc, on relève une production de 1,5 million de tonnes, soit 94% de l’objectif fixé à 2020. Le taux de réalisation dépasse les 98% quand il s’agit de la superficie plantée.

A ce jour, plus de 320.000 hectares ont été plantés contre une plantation prévisionnelle de 325.000 hectares à l’horizon 2020. Notons que l’olivier est l’espèce fruitière qui occupe le plus de superficie au Maroc, soit 1 million d’hectares représentant ainsi 82% de l’objectif fixé à terme du Plan Maroc Vert. La production moyenne de la filière est estimée à 1,4 million de tonnes, dont 140.000 tonnes d’huile d’olive et 105.000 tonnes d’olives de tables. La filière oléicole est suivie par celle de l’amandier. Le Maroc compte, à cet égard, une superficie de 166.000 hectares dont 135.000 hectares productifs et 32.000 hectares irrigués. La production moyenne en amandes non décortiquées des trois dernières campagnes est estimée à près de 140.000 tonnes, soit un rendement moyen de l’ordre de 0,8 tonne par hectare. Ainsi, les rendements varient de 0,1 tonne par hectare à 9 tonnes par hectare. Ceci dépend d’une localité à l’autre ainsi que des ressources hydriques mobilisées au profit de cette culture. Par ailleurs, plus de 47% de la production nationale est vendue en coques sans aucune transformation. Seules 29% des amandes sont transformées en pâte, en amande effilée ou en huile d’amande. Notons que les bassins de production sont concentrés dans trois régions du Maroc qui représentent à elles seules plus de 50% de la superficie nationale et assurent près de 70% de la production moyenne du Maroc. Il s’agit de Fès-Meknès, Souss-Massa et l’Oriental. Dans l’Oriental, le secteur de l’amandier constitue une composante importance du Plan agricole régional à travers la mise en œuvre de 31 projets pilier II totalisant une superficie de 14.650 hectares entre 2010 et 2017, pour un investissement de 302 millions de dirhams au profit de 6.528 bénéficiaires. L’amandier occupe actuellement, dans cette région, une superficie totale de 24.700 hectares. La filière a connu dans la région une évolution notoire de plus de 69% passant de 14.600 hectares à 24.700 hectares en 2017. Outre l’évolution des superficies, la production a connu une augmentation de plus de 13%, soit 18.000 tonnes en 2016 contre 16.000 tonnes en 2008. Le rendement s’est, quant à lui, amélioré de 67% basculant de 0,6 tonne l’hectare à 1 tonne l’hectare en 2016.

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