Asilah : Le tourisme en état d’hibernation

Asilah : Le tourisme en état d’hibernation

Comme chaque année, la cité blanche, connue par sa vocation balnéaire, enregistre, en janvier et février, la plus faible fréquentation des visiteurs. D’une capacité de près de 1.000 lits classés, les établissements d’hébergement hôtelier et touristique d’Asilah n’arrivent pas, tous, à tirer leur épingle du jeu, en particulier durant cette période de basse saison. «Les hôtels de la ville ne peuvent généralement atteindre, pendant cette période, que la moyenne de 15% du taux d’occupation», affirme Badr Loudiyi, directeur d’un établissement touristique à Asilah.

Par ailleurs, la saison touristique à Asilah ne dépasse pas, depuis plus d’une trentaine d’années, les deux mois de juillet et d’août. «En raison de la coïncidence, ces dernières années, de Ramadan avec la haute saison, le secteur ne bénéficie pas de la totalité des vacances d’été. Les opérateurs hôteliers et touristiques doivent donc faire de leur mieux afin de tenir le coup au cours de l’année», souligne M. Loudiyi.

Il est à noter que le marché espagnol a demeuré, pendant longtemps, le premier client de la destination, représentant une part de 80% des visiteurs de la ville. «Cependant, les touristes espagnols y ont réduit le nombre de leur séjour à cause de la crise que connaît ces dernières années l’Europe», dit M. Loudiyi, faisant remarquer que «la majorité des Espagnols se voit limiter le nombre de leur séjour à deux fois par an, notamment à l’occasion des fêtes de Noël et de Pâques (Semana Santa)».

Pour désaisonnaliser cette destination, les professionnels locaux appellent à la doter d’un véritable plan d’animation. La ville a besoin, de même, d’une stratégie promotionnelle en particulier sur le marché émetteur d’Espagne.

Surtout qu’Asilah dispose des plus belles plages aussi bien sableuses que rocheuses ainsi qu’un nombre important de sites historiques et touristiques. Les professionnels locaux misent sur un autre type de visiteurs pour réduire la saisonnalité dont souffre la destination.

Et ce, en encourageant l’organisation des congrès et séminaires, notamment dans les espaces du Centre Hassan II des rencontres internationales et la grande bibliothèque Prince Bandar Ben Sultan. Il s’agit aussi de mettre en valeur la richesse et la diversité de l’arrière-pays d’Asilah, et ce, en les dotant d’une série de circuits touristiques.

Il est recommandé dans ce même contexte de favoriser l’accès des visiteurs à un certain nombre de sites historiques tels que Ksar Raïssouni (Palais de la culture), la tour Al Kamra,… qui restent fermés quasiment toute l’année.

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