Asilah : Le tourisme toujours à la peine

Asilah : Le tourisme toujours à la peine

La situation risque d’empirer avec la mauvaise desserte de la ville par les transports en commun

Les professionnels déplorent le fait que la nouvelle gare routière, dont la date de l’ouverture au public n’est pas encore fixée, soit située loin du centre-ville et ne donne pas directement sur la route nationale. Un positionnement qui joue en défaveur de la promotion de la destination auprès de ses visiteurs.

Réputée par son patrimoine historique et ses paysages naturels, Asilah trouve des difficultés à sortir de sa longue léthargie hivernale. A cet effet et malgré le classement la ville blanche par les célèbres guides et sites intermédiaires parmi les meilleurs endroits pour voyager au printemps, les professionnels n’arrivent pas à tirer leur épingle du jeu pendant cette période. Ils attribuent cette situation au tourisme de passage, dont la ville blanche continue de souffrir, alors que par le passé Asilah était une destination de choix pour un nombre important d’étrangers, mais aussi pour les MRE pour y passer les vacances de la Semana Santa (les fêtes de Pâques).

Les professionnels craignent que la situation empire avec la mauvaise desserte d’Asilah par les transports en commun. Les Zaïlachis et les visiteurs de la ville souffrent depuis quelques mois de la baisse du nombre de dessertes ferroviaires vers les principales villes du Royaume. Alors qu’en empruntant l’autoroute, les autres modes de transport en commun ne peuvent pas faire leur traversée à Asilah. Les professionnels déplorent également le fait que la nouvelle gare routière, dont la date de l’ouverture au public n’est pas encore fixée, soit située loin du centre-ville et ne donne pas directement sur la route nationale. Un positionnement qui joue, selon leurs dires, en défaveur de la promotion de la destination auprès de ses visiteurs. En plus de la mauvaise desserte d’Asilah, celle-ci souffre d’une véritable stratégie pour mettre en avant les atouts touristiques dont dispose la ville et son arrière-pays.

Concernant les simples zaïlachis, ceux-ci, connus par le sens d’accueil et de gentillesse, sont impressionnés et ne cachent pas leur fierté de voir des groupes de touristes, en particulier des Espagnols et des Asiatiques, descendre des autocars touristiques pour faire des visites à des lieux historiques et touristiques de l’ancienne médina. Ces courtes visites printanières de quelques heures ne peuvent pas sauver la mise pour la plupart des établissements touristiques et hôteliers, qui viennent de connaître une très faible fréquentation pendant la précédente saison hivernale. A l’exception de deux ou trois restaurants, réputés par leur spécialité de poisson, qui voient augmenter relativement leurs chiffres d’affaires pendant cette période d’année.

Notons que vu son aspect balnéaire, la cité blanche connaît sa plus grande fréquentation pendant la saison estivale. Comme les principales destinations touristiques du Royaume, les nationaux occupent le premier rang de l’ensemble des visiteurs de la ville. Ils sont suivis des Espagnols, qui continuent depuis toujours de représenter la part de 80% des touristes étrangers. Et en raison de son manque d’infrastructures touristiques et hôtelières, Asilah a connu au fil du temps une perte importante de sa clientèle de haut de gamme et de la classe moyenne. La ville ne dispose que d’une capacité de près 1.000 lits classés, répartis entre 1 et 3 étoiles.

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