Asilah veut rompre avec la saisonnalité

Asilah veut rompre avec la saisonnalité

Une ville qui possède tous les atouts pour attirer les touristes toute l’année

La cité blanche continue de jouir de sa réputation de ville paisible et sereine, à même d’encourager les professionnels et les agences de voyages à en faire sa promotion auprès de leurs clients respectifs.

Belle petite cité côtière, éloignée de l’agitation des grandes communes urbaines et une population aimable. Autant d’atouts qui font d’Asilah une ville très prisée aussi bien pour ses habitants eux-mêmes que pour les touristes en quête de calme et de repos. Dans la cité blanche règne en cette période hivernale une ambiance paisible et sereine encourageant à faire des balades en solo, en famille ou entre amis sur la côte ou dans l’ancienne médina. Selon les professionnels de la place, ces touristes en quête de calme – dont la majorité est à la retraite – sont très exigeants quant à la propreté des lieux et la qualité des services. Pour renflouer leurs caisses en cette période de basse saison, les établissements hôteliers et de restauration de la ville essaient, pendant ces fêtes de Noël, de mettre le paquet sur ce créneau en diversifiant leurs produits et services. Surtout que «la ville ne reçoit plus depuis les années 2008-2009 de groupes de touristes en particulier les Espagnols, qui avaient l’habitude de venir en masse pendant les week-ends ainsi que les fêtes de Noël et de la Saint-Sylvestre», confie ce directeur d’un établissement touristique à Asilah.

Asilah, mentionnée dans les célèbres guides et sites intermédiaires

Malgré son déficit en matière d’infrastructures (avec seulement 1.000 lits) et d’animations et de loisirs, la cité blanche continue de jouir de sa réputation de ville paisible et sereine, à même d’encourager les professionnels et les agences de voyages à en faire sa promotion auprès de leurs clients respectifs. Asilah est mentionnée dans les célèbres guides et sites intermédiaires tels que Booking.

En témoignent Henk et son épouse Hetty, deux enseignants hollandais à la retraite, qui viennent, tous les deux, de découvrir Asilah grâce à une propriétaire française d’une maison d’hôte à Marrakech. «Nous avons passé cinq semaines, depuis notre arrivée au port de Tanger-Med, dans plusieurs endroits touristiques au Maroc. Nous étions dans les montagnes et le désert.  Et nous avons goûté à la vie des nomades, tout en passant des nuits sous des tentes. Je trouve que grâce à son calme et son climat doux, Asilah est l’endroit idéal pour nous reposer et nous remettre de la fatigue de notre séjour dans la montagnes et le désert», dit Hetty.

La médina regorge de sites culturels et historiques

Malgré le temps pluvieux de ces derniers jours, des touristes nationaux et étrangers ont choisi de quitter leurs pied-à-terre pour profiter des beaux paysages, des plages et sites historiques et culturels dont regorge l’ancienne médina. D’aucuns ont choisi de siroter un verre de thé à la célèbre place Abdellah Guenoun, où trône la prestigieuse tour Al Kamra. Les touristes seront encore plus impressionnés et attirés par les Borj ou les Bab (les grandes portes), situés dans le fin fond de l’ancienne médina. Ils seront aussi séduits par la beauté architecturale du Palais Raïssouni, considéré comme un chef-d’œuvre construit en 1910. Sans oublier de passer quelques beaux moments au Borj Krikia, où ils peuvent profiter de la splendeur des lieux et d’une vue imprenable sur la mer. Considéré comme l’une des merveilles de la médina d’Asilah (classée patrimoine historique par l’Unesco), ce site est évoqué à maintes reprises par des historiens de la ville dans leurs livres et ses beaux clichés ornent plusieurs galeries à travers le monde. En plus du manque des guides professionnels, «nous aurions aimé visiter l’intérieur des sites historiques, dont l’accès au public n’est pas autorisé. Nous avons beaucoup été impressionnés par leurs façades qui trônaient sur les lieux. Nous estimons que l’ouverture de ces sites au public nous apprendrait énormément de choses aussi bien sur la ville que sur les habitudes de ses habitants», ajoute Hetty.

Des visiteurs ont choisi d’acquérir leur résidence secondaire à Asilah

Le charme des lieux et du climat de la ville donne l’envie aux touristes d’y retourner une ou plusieurs fois. D’aucuns ont choisi d’acquérir leur résidence secondaire à Asilah. La plupart d’entre eux ont jeté leur dévolu sur de vieilles maisons en ancienne médina. Ils ont beaucoup dépensé pour réaliser des travaux de rénovation et d’embellissement de ces maisons. Ils ont fait en sorte que leurs façades et intérieurs soient compatibles avec la spécificité architecturale d’Asilah, marquant en quelque sorte l’amour qu’ils portent pour la ville et ses habitants. Et comme les autres villes côtières de la région du Nord telles que Tanger et Larache, Asilah attire toujours des artistes et écrivains comme c’était le cas pour l’écrivain marocain Feu Edmond Amran El Maleh ou l’artiste américano-japonaise, Mizue Sawano, qui ont accouché de certains de leurs chefs-d’œuvre à Asilah.

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