Atlas Blue étoffe sa flotte

Atlas Blue étoffe sa flotte

Trois mois après la réception d’un Airbus A 321, la compagnie Atlas Blue ajoute un nouveau Boeing à sa flotte. Equipé d’un cockpit ultramoderne, d’écrans vidéo, d’équipement audio, l’appareil a effectué son premier vol le 14 juin 2006, en partance de l’aéroport Agadir El Massira à destination de l’aéroport de Marseille Provence. Il s’agit d’un B 737-800 de nouvelle génération, doté d’une capacité de 186 sièges et qui vient ainsi agrandir la famille des B 737 que compte la filiale de la Royal Air Maroc. La compagnie low-cost dispose désormais d’une flotte de huit appareils, à savoir  6 Boeing 737-400, un Boeing 737-800 et un Airbus A 321.
Si certains observateurs lient ce rythme de progression d’Atlas Blue  à l’arrivée de la concurrence, Zouhair El Aoufir est, lui, catégorique : «Nous investissons dans le cadre d’un plan de développement lequel nous avait assigné un rythme de croissance de la fotte de deux avions par an », déclare le directeur général d’Atlas Blue. Et d’ajouter : «Evidemment, nous nous préparons par rapport à la concurrence avec un plan qui sera ajusté en fonction de la conjoncture. Nous sommes confiants par rapport à l’avenir». Pour le moment, c’est le marché britannique qui reste hyper concurrentiel pour Atlas Blue qui doit, sur ce front, faire face à Easy Jet. Quant aux vols de Rynair, hormis l’axe Marseille-Oujda-Marrakech, ils arriveront,  dès le prochain hiver  de l’Allemagne, pôle non encore desservi par Atlas Blue. Sur tous ces marchés, le staff d’Atlas Blue dit  disposer d’une offre adaptée. Cela en sachant pertinemment comme le fait remarquer M. El Aoufir, qu’une compagnie comme Rynair vend plus de 30 millions de voyages via son site Internet, lequel a une audience qui flirte avec la barre des 100 millions. «Ils ont une longueur d’avance dans ce domaine », reconnaît M. El Aoufir pour qui l’Internet reste la priorité d’Atlas Blue : «Actuellement, nous vendons plus de 90% des voyages via Internet sur l’axe Nord –Sud ». Des proportions qui pourraient être plus importantes si le paiement par carte bancaire était opérationnel pour les Marocains. Régulièrement dénoncé par les agences de voyages qui y voient un facteur handicapant pour leur business, le paiement électronnique se heurte actuellement à des limites d’ordre juridique et technique. Ce dont Atlas Blue est obligé de prendre en compte dans son plan de vol. La compagnie qui a transporté 820.000 passagers en 2005 espère boucler l’exercice en cours avec 890.000 passagers.


 Ruée des low-cost vers Marrakech uniquement


La compagnie low-cost d’origine irlandaise, Rynair a signé un accord de cinq ans avec le Maroc. Sur cette période, la compagnie desservira une vingtaine de lignes à raison d’une fréquence hebdomadaire de 14 vols cette année. Ce dernier chiffre progressera graduellement pour atteindre 60 au bout de cinq ans. Pour le moment, MRE obligent,  c’est l’axe Marseille-Oujda-Marrakech qui intéresse la compagnie irlandaise. La plupart des Low-cost qui desservent le Maroc ont pour priorité Marrakech, à l’exemple d’Easy Jet qui programme cette destination dès le 4 juillet 2006 à partir de Londres. Une quinzaine de compagnies du genre ont retenu aussi la ville ocre dans leur business plan. Air Europa dessert Marrakech à partir de l’Espagne, Thomsonfly (compagnie anglaise) le fera dès le mois de novembre, à partir de l’aéroport de Luton (sud-ouest de l’Angleterre) et celui de Manchester. Aux alentours de 80 livres sterling l’aller-retour. La concurrence sera particulièrement rude sur le marché britannique où Atlas Blue devra faire face à Easy Jet, mais aussi à Thomas Cook Airways, MyTravel Airways, Thomson Airways et First Choice Airways.


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