Attention, le GSM crache le feu !

Depuis la mise en circulation des téléphones mobiles, trop de speculations ont été faites sur les dangers qu’ils présentent pour les usagers. Mais jusqu’à ce jour, aucune étude scientifique n’est venu corroborer les risques de cancer ou de troubles auditives qui pourraient découler de l’utilisation du GSM. En tous les cas, de par le monde, jamais un seul cas de cancer n’a été établi comme étant causé par le portable, comme c’est le cas pour le tabagisme. Bien au contraire l’usage du téléphone mobile est devenu une nécessité absolue dans un monde qui évolue à une vitesse inouïe.
Le portable s’est avéré bénéfique dans bien de situations où aucun outil de communication ne pouvait être disponible pour le suppléer. Il a servi souvent à sauver des personnes exposées à des situations de détresse, voire seules face à un danger imminent. Mais l’usage du GSM, comme tout appareil qui fonctionne avec des ondes, suppose la prise des précautions nécessaires. Le téléphone mobile n’est pas sans risques dans certains endroits quand les interférences rencontrent des produits inflammables. C’est, en tous les cas, les conclusions auxquelles sont arrivés les dirigeants de l’entreprise Shell après avoir observé plusieurs accidents causés par le fonctionnement GSM dans les stations services… Cette société a diffusé récemment une note d’information de sécurité alarmante sur l’utilisation des téléphones mobiles près des pompes d’essence. Cette note, datée du 26/09/02 et portant l’en-tête de CMI/ infosipp , a été distribuée aux responsables des raffineries et autres distributeurs de carburant.
Dans cette missive, la société Shell relate les cas de trois accidents auxquels elle a été confrontée par l’utilisation de téléphone mobile dans les stations services et recommande les précautions d’usage pour éviter un danger réel. L’avertissement est sans équivoque quand le téléphone sonne ou que l’utilisateur répond au moment de ravitaillement en carburant, la communication provoque le feu à la vapeur d’essence.
Dans le premier cas, le GSM était mis sur le coffre d’une voiture qui était en ravitaillement. Il a suffi que le téléphone sonne pour qu’un incendie se déclare immédiatement pour détruire la voiture et la pompe. On ne sait pas ce qui est advenu de l’automobiliste et du pompiste, mais ils l’ont certainement échappé belle. Par contre, une autre personne a été brûlée au visage lorsque les vapeurs se sont enflammés alors qu’elle voulait répondre à une communication. Le troisième cas est plus dramatique puisque l’usager avait son tel phone portable dans sa poche quand l’accident s’est produit. Le GSM a sonné et a provoqué l’inflammation des vapeurs et le feu a causé des brûlures à la cuisse et à l’aine du propriétaire de la voiture en ravitaillement.
En relatant ces concrets, les responsables de Shell tiennent à prouver que, contrairement à ce qu’on raconte, les téléphones mobiles enflamment les vapeurs de carburants. Ils mettent en cause essentiellement les nouvelles générations de GSM qui s’illuminent lorsqu’ils sont allumés ou qu’ils sonnent.
Selon cette note d’information, ces téléphones libèrent suffisamment d’énergie pour créer une étincelle susceptible de provoquer le feu. Désirant informer du danger du téléphone pendant le ravitaillement en carburant, la société Shell recommande aux usagers de ne pas l’utiliser dans les stations services et d’éteindre le téléphone avant de quitter le véhicule. Un avertissement qui ne semble pas avoir eu beaucoup d’effets puisque cette note est restée confidentielle alors qu’elle devrait être diffusée à grande échelle pour sensibiliser les automobilistes à ce danger qui les guette. À moins qu’il y ait anguille sous roche.

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