Audiovisuel : ce qui va changer

A dix mois des élections, le gouvernement est décidé à sortir la réforme de l’audiovisuel. Le Maroc a enregistré un retard considérable dans ce domaine. Il n’y a donc plus de temps à perdre. Du moins, si l’on se fie aux dernières déclarations de M. Mohamed Achaâri, ministre de la Culture et de la Communication. Lors de la conférence de presse donnée suite au Conseil du gouvernement, le ministre Itihaddi a annoncé que le projet sera soumis prochainement au Conseil avant d’être examiné par le Parlement. M. Achaâri ne veut pas, par contre s’engager sur la date concernant l’étude de ce texte par le Conseil du gouvernement. Pour défendre le projet de son département, il met en avant la philosophie des amendements introduits dans ce texte. Ces derniers, selon lui, ont pour objectif d’améliorer les conditions de la profession et de renforcer la liberté de la presse. Il reste que certaines mesures prévues dans le code liées notamment aux peines d’emprisonnement ont été sévèrement critiquées par le SNPM (Syndicat National de la Presse Marocaine). Pour valoriser le contenu de la réforme, le ministre de la Communication insiste sur le fait que les droits fondamentaux des droits de l’Homme, en l’occurrence le droit à l’information et le droit accordé au journaliste d’accéder aux sources d’information figurent pour la première fois dans le corps du projet et non pas dans le préambule. Concernant le pouvoir de saisie administrative, il restera entre les mains du ministère de l’Intérieur. Mais il sera entouré par des garanties essentielles de nature à éviter tout dérapage. Des garanties dont le ministre ne dévoile pas les détails. Le projet de loi prévoit la transformation de la TVM, de la MAP et du SAP en sociétés anonymes. Ces entités pourront ainsi voler de leurs propres ailes notamment en matière de gestion. Au menu également de la réforme, l’éclatement de la vieille RTM en trois structures autonomes (télévision, radio et diffusion). La création des chaînes de télévision privées fera l’objet d’une réglementation. A ce propos, M. Achaâri souligne que l’ouverture de l’audiovisuel doit s’effecteur progressivement. La libéralisation du secteur ne doit pas être perçue comme une fin en soi mais un moyen pour enrichir la production audiovisuelle nationale. La réforme donnera aux investisseurs qui respectent les modalités des cahiers de charge, la possibilité de créer des stations radios et de télévision.

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