Augmentation de 85% durant les douze dernières années

Les dépôts des Marocains dans les banques étrangères se sont accentués de 85% entre 1995 et 2007. L’information a suscité un grand débat sur la fuite de capitaux marocains vers l’étranger. Une polémique qui a poussé le ministre des Finances à réagir pour expliquer cette appréciation.  «On ne peut parler d’une fuite de capitaux comme l’ont rapporté certains médias», tranche le ministre de l’économie et des finances à ce sujet.  D’ailleurs, M.Mezouar a expliqué cette progression des dépôts par le fait de l’augmentation des avoirs des banques commerciales mais aussi de Bank Al-Maghrib auprès de ces établissements bancaires.  Répondant à une question orale à la chambre des conseillers, le ministre de l’économie et des finances a souligné que les 15% restants sont constitués des dépôts des opérateurs non bancaires et trouvent leur source dans la valorisation de ces dépôts en raison des effets des mécanismes de change. Ces opérations se déroulent en conformité avec le droit de change en vigueur, a-t-il poursuivi. En outre, Salaheddine Mezouar a mis en avant les résultats statistiques de la Banque des règlements internationaux (BRI), pour indiquer que ces dépôts, y compris ceux des opérateurs publics et privés, sont passés de 6,6 MM à 12,5 MM de dollars en juin dernier. Autre élément. L’augmentation de ces dépôts trouve son explication aussi, et en grande partie, dans la progression dont font preuve les réserves de change de la banque centrale. Et ces avoirs comptent également les dépôts qui sont passés de 14,5 à 21,3 milliards de dollars.
Par ailleurs, cette hausse est le fruit de la libéralisation, depuis mai 2002, des investissements pour les banques marocaines, en vertu des dispositions du régime de change qui permettent de recourir à des règlements préférentiels entre les marchés internes et internationaux, ce qui favorise le dépôt auprès des banques internationales. Ceci peut mener à une augmentation des dépôts des établissements dits non bancaires, publics et privés, et de ceux des personnes physiques, qui ont atteint quelque 3,6 milliards de dollars, soit environ 29 % du total des dépôts, outre les dépôts des entreprises marocaines qui ont leurs filiales à l’étranger et ceux des Marocains résidant à l’étranger. Pour le volet lié aux avoirs extérieurs nets de Bank Al- Maghrib, rappelons qu’au terme de l’année 2007, les réserves de change de l’institution en question s’étaient inscrits en baisse de 0,6%, alors que les créances nettes sur l’Etat ont affiché un repli de 3,9% «imputable à la diminution des recours du Trésor aux banques», avait souligné la banque centrale dans son analyse des statistiques monétaires relatives au mois de décembre 2007.

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