Avec des opinions défavorables : Les industriels ont toujours des difficultés à financer leurs entreprises

Avec des opinions défavorables : Les industriels ont toujours des difficultés  à financer leurs entreprises

Le financement bancaire n’était pas à la portée des industriels lors du troisième trimestre de l’année en cours. D’après l’enquête de conjoncture menée par Bank Al-Maghrib, 21 % des industriels ont émis une opinion défavorable. Cette tranche interviewée a jugé difficile l’accès au financement au cours du troisième trimestre de l’année. Seuls les industriels agroalimentaires et mécaniques ont pu tirer leur épingle du jeu. Se référant à l’enquête de la banque centrale, l’accès au financement pour ces secteurs a été jugé facile et quasi normal. S’agissant du coût du crédit, ce dernier a connu une hausse au cours du troisième trimestre de l’année 2012. L’augmentation a été observée principalement dans les industries chimiques et parachimiques. En termes de perspectives, 75 % des chefs d’entreprises interviewés envisagent d’autofinancer leur projet à court terme. En revanche, 14% optent pour les crédits bancaires et 6% pour les crédits-bails. Sachant que seuls 2% ambitionnent  l’augmentation de capital.
Par ailleurs, Bank Al-Maghrib souligne dans son enquête une baisse des dépenses d’investissement. En effet, cette évolution marque une régression dans les industries chimiques et parachimiques ainsi que dans les industries mécanique et métallurgique. Selon 11 % des entreprises interviewées, cette baisse serait maintenue à court terme. Sous un autre angle, 46% des entreprises ayant participé à cette enquête ont estimé que la situation de trésorerie est jugée normale, au moment où 54 % estiment qu’elle reste inférieure à la normale.
«Ceci a été principalement constaté dans les industries chimique et parachimique ainsi que les industries mécanique et métallurgique», précise Bank Al-Maghrib dans son enquête. Et de préciser que «la situation de trésorerie a été affectée essentiellement par les difficultés de recouvrement et par les charges non financières». Se référant à Bank Al-Maghrib, les charges non financières ont pesé sur la trésorerie des industries agroalimentaires et les industries du textile et du cuir, tandis que les difficultés de recouvrement ont constitué le principal facteur qui a affecté la trésorerie dans les autres branches.
À noter que le climat général des affaires est considéré globalement défavorable au cours du troisième trimestre. «Un jugement négatif qui intervient pour la première fois depuis le troisième trimestre 2009 et qui est principalement engendré par la faiblesse de la demande et l’accentuation de la concurrence», conclut Bank Al-Maghrib.

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