Aziz Ajbilou : «Les coopératives ont des difficultés qui entravent leur développement»

ALM : Comment définissez-vous un produit de l’économie sociale et solidaire?
Aziz Ajbilou : Le produit solidaire dont on parle ici est celui qui entre dans le cadre des organisations de l’économie sociale et solidaire, notamment les coopératives et les associations. Ces organisations ont généralement des difficultés qui entravent leur développement . Il y a lieu de citer la question de la méconnaissance des règles modernes de la commercialisation dont la valorisation du produit est l’une des étapes importantes pour accéder au marché. Dans ce cadre, la valorisation des produits de l’économie sociale et solidaire passe par l’amélioration de leur packaging. Celui-ci permet en effet, de mettre en avant la qualité du produit, sa spécificité locale, sa traçabilité, etc., et qui constituent des facteurs essentiels pour améliorer la visibilité du produit et son attractivité.
 
Quels sont ces produits?
Dans le cadre d’une étude lancée par le ministère des Affaires économiques et générales, nous avons commencé par l’inventaire de l’ensemble des produits des organisations de l’économie sociale et solidaire au niveau de la région de Rabat. Et ce avec l’aide de nos partenaires. L’ensemble des produits identifiés est généré par 179 coopératives et associations. Ce sont ces produits qui ont fait l’objet d’une étude marketing pour aboutir à des propositions de packaging à fournir aux coopératives et aux associations. Pour faire profiter les producteurs des nouveaux packagings, nous procéderons dans les semaines qui viennent à des réunions de travail avec les producteurs concernés, afin de les accompagner à mettre en place ces prototypes.

Qu’en est-il du logo ?
Concernant le signe distinctif du produit solidaire, c’est un projet élaboré par le ministère des Affaires économiques et générales pour améliorer la visibilité de l’économie sociale et solidaire en lui apportant la valeur ajoutée commerciale en tant que produit issu de la solidarité entre les producteurs. Le ministère est en train de travailler avec ses partenaires pour l’affiner et surtout mettre en place le cahier des charges pour l’attribuer.

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