Bachir Baddou : «Le premier bénéficiaire est avant tout le citoyen»

Bachir Baddou : «Le premier bénéficiaire est avant tout le citoyen»


ALM : Quels sont les principaux termes du contrat-programme du secteur de l’assurance 2011-2015 ?
Bachir Baddou : Le contrat-programme est un ensemble de mesures qui visent à doter le secteur de l’assurance et de son administration d’une feuille de route pour les quatre années à venir. Cette feuille de route trace le cadre qui permettra à notre pays d’améliorer la couverture des biens et des personnes, notamment à travers l’élargissement de la couverture santé, de l’accident du travail et d’un ensemble de couvertures de responsabilité civile et de donner au secteur plus de force et d’atouts pour jouer encore mieux son rôle de levier pour l’économie nationale.

Qui est le principal bénéficiaire de ce contrat programme ?
Bien qu’il s’agisse d’un partenariat gagnant-gagnant entre notre secteur et neuf ministères, les premiers bénéficiaires sont avant tout le citoyen et l’entreprise marocaine.
Le citoyen, car l’un des vecteurs essentiels du contrat-programme est la protection des individus. Lorsque nous projetons de généraliser la responsabilité civile habitation professionnelle ou encore celle des propriétaires des lieux recevant du public, c’est vraiment dans le souci de protéger le citoyen contre les risques auxquels il est exposé au quotidien et pour lesquels il est aujourd’hui complètement à découvert. Il en va de même pour l’entreprise avec toutefois une dimension «financement» grâce à nos placements, à travers une multitude de fonds privés ou publics-privés, notamment dans les secteurs jugés prioritaires par le gouvernement. Enfin, ce contrat-programme profite également à l’Etat puisque notre secteur est le premier créancier du Trésor et la croissance de nos actifs a un impact direct sur son financement.

Quels sont les objectifs chiffrés à atteindre en 2015?
Il est important de souligner que les objectifs chiffrés ne sont pas une fin en soi. Ils sont là pour fixer une ambition et enclencher une dynamique. Personne ne nous tiendra rigueur si nous ne doublons pas nos investissements pourvu que nous enregistrions une forte croissance et que nous faisons avancer de manière significative l’ensemble des chantiers prévus dans le cadre de ce contrat-programme.

Comment voyez-vous l’avenir du secteur des assurances au Maroc d’abord du point de vue assureur et ensuite du point de vue souscripteur ?
Je préfère vous répondre en me mettant à la place de l’assuré. Celui-ci, quelle que soit sa catégorie socioprofessionnelle, devra bénéficier à moyen terme d’une couverture santé de qualité et être certain que lorsque son intégrité physique est atteinte par le fait d’un tiers que la responsabilité de ce dernier est valablement couverte. Par ailleurs, le service offert à la clientèle devra connaître un saut qualitatif très important car nous visons avec différents ministères de faire évoluer certaines lois pour faciliter les procédures d’évaluation et d’indemnisation. Enfin et toujours du côté de l’assuré, celui-ci aura la certitude de pouvoir toujours trouver un assureur puisque nous allons créer une structure au sein de la fédération qui sera en charge de traiter les cas difficiles à assurer.

Que recommandez-vous pour assurer le développement de ce secteur ?
Il suffit simplement que l’ensemble des signataires du contrat-programme respectent leurs engagements respectifs.


Une vision stratégique pour le secteur des assurrances
Le gouvernement et le secteur des assurances ont scellé, jeudi 12 mai 2011, un partenariat visant à doter le secteur des assurances d’une vision stratégique et d’une feuille de route pour les quatre années à venir. Ce contrat-programme établi pour la période 2011-2015 est l’aboutissement d’une volonté conjointe de la Fédération marocaine des Sociétés d’assurances et de réassurances (FMSAR) et du ministère de l’Economie et des Finances. Ce partenariat public-privé permet aux secteurs des assurances de s’acquitter convenablement de ses missions économiques et sociales. Cette démarche partenariale s’articule autour de cinq axes stratégiques. A cet effet, le contrat-programme vise en premier temps à la protection de la population contre les aléas et les accidents. Misant dans ce sens, sur l’élargissement de la couverture santé à l’ensemble de la population active. L’exécution du contrat-programme tend à l’horizon 2015 de réaliser 200 milliards de dirhams en placements financiers dont 23 milliards de dirhams dans les secteurs prioritaires, PME et PMI. De même, la contribution fiscale serait de 9 milliards de dirhams alors que plus de 5000 emplois directs et plus de 50.000 emplois indirects seront créés d’ici là.

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