Balisage : Le ciel couvert vu par la RAM

C’est hier à Marrakech dans l’après-midi qu’a été signé ce qu’il est convenu d’appeler «l’Open Sky». Quelques heures auparavant, le Pdg de la RAM, Mohamed Berrada, donnait son avis sur la question.  «En attendant d’analyser en profondeur les termes de l’accord, je tiens à rappeler que  Royal Air Maroc a toujours affirmé que l’efficacité du transport aérien se trouverait améliorée par la mise en place de cadres plus ouverts. Cela profiterait également à tous les secteurs qui utilisent ses services :  tourisme, activités exportatrices, commerce extérieur….». 
Aucune ombre d’opposition à l’accord signé à Marrakech dans la  déclaration faite à l’agence MAP. La RAM se montre même enthousiaste : «Notre pays a décidé de faire en particulier du tourisme une véritable locomotive du développement économique et a annoncé l’objectif d’accueillir 10 millions de touristes en 2010.  Le transport aérien a un rôle structurant et majeur à jouer, puisque plus de 3 touristes sur 4, qui viennent au Maroc, utilisent la voie aérienne. Il est donc clair que l’objectif national de 10 millions de touristes ne peut être atteint que par une libéralisation complète du secteur».
Le Pdg de la RAM poursuit en rappelant que sa compagnie soutient cette ouverture, «particulièrement en ce qui concerne les relations aériennes entre le Maroc  et l’Europe  car les accords bilatéraux actuels,  bien qu’ayant enregistré ces dernières années des progrès significatifs, demeurent en deçà de nos attentes et du partenariat stratégique et global auquel le Maroc et l’Europe communautaire aspirent depuis longtemps».
Et de souhaiter que l’accord ait des retombées appréciables pour l’économie touristique nationale et nous rapproche davantage des marchés européens émetteurs de touristes !»
Le gouvernement nous     a  rassurés que cet accord sera équilibré, équitable et qu’il préservera les intérêts des opérateurs aériens marocains et leur ouvrira de nouvelles voies de développement et  de nouvelles opportunités de croissance.
Mais, dixit Berrada, «un texte est une chose, et sa mise en œuvre en est une» Pour le président de la RAM, il est important que le texte soit appliqué dans l’esprit où il a été élaboré, avec le respect des principes d’équilibre. L’accord doit, poursuit-il, «prévenir toute distorsion de la concurrence qui pourrait provenir des compagnies européennes utilisant des pratiques de concurrence déloyale qui pourraient nuire aux intérêts de l’industrie marocaine du transport aérien».
Et de se faire plus précis : «Il faut veiller à ce que des compagnies aériennes européennes malades ou en difficulté ne viennent dépouiller les passagers marocains ou les entreprises marocaines et laisser des dettes importantes derrière elles». Une allusion claire à Air Horizons, compagnie qui a donné, il est vrai, un goût amer à la libéralisation.

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