Balisage : Le retour d’Agadir

Il n’y a pas de miracle en matière de tourisme. Le retour d’Agadir sur la scène touristique est la résultante de plusieurs efforts et non seulement, comme le clament certains, la conséquence d’une heureuse conjonction astrale entre plusieurs phénomènes. Le CRT local a réussi son pari de fédérer toutes les compétences, aussi bien dans le privé, chez les politiques, avec l’autorité locale, que les Offices et les sociétés étatiques dont le rayon d’activités couvre Agadir. Contrairement à Marrakech où les grands capitaines de l’industrie hôtelière se comptent sur les doigts d’une seule main, la baie d’Agadir est parsemée de vieux routiers, qui ont tous apporté leur pierre à l’édifice touristique national.
A commencer par Ouakrim Benlahcen, président délégué du CRT, promoteur de Beach Club, hôtelier de premier plan, ayant appris à beaucoup le b.a-ba du métier. Il est notamment auteur d’une expérience dans l’aviation, expérience soldée par un échec mais qui a ouvert la voie à d’autres. Egalement dans le bureau du CRT, un certain Guy Marrache, vice-président, partenaire de référence du puissant TO allemand TUI et parrain de la nouvelle compagnie aérienne Jet For U. Il y a aussi Saïd Scally, le président du CRT, à la tête de FST, premier parc de transport touristique terrestre, partenaire de Jet Tours et de Club Med et qui est sur le point d’étendre ses activités vers l’hôtellerie.
Avec un bureau aussi bien étoffé par une vieille garde et renforcé par du sang neuf,  à l’image de Hamid Bentahar, président de la commission Promotion et communication; Doreen Ohayon, présidente de la commission Documentation et marketing,  Agadir ne manque pas de potentiel. Derrière les opérateurs, il y a le collège des élus. L’implication du Conseil municipal local, de la Chambre de commerce, d’industrie et de services dont le président, Saïd Dor, est un habitué de la promotion du Souss à l’étranger, du Conseil régional, signataire d’une importante convention financière en faveur du tourisme local, du Conseil préfectoral, bailleur de fonds à hauteur de 25% du PDR, est sans équivoque etc. Les principales banques de la place, Attijariwafa bank et BMCE… participent souvent aux joutes du CRT. A titre d’exemple, la Banque centrale populaire s’est chargée des frais d’impression pour la réalisation des 500 000 fiches de police qui “accueillent” actuellement les touristes à leur arrivée à l’aéroport local.
La wilaya n’est pas du reste. D’ailleurs, lors de l’avant-dernier Conseil d’administration, tenu à la fin avril 2005, le wali, Rachif Filali, avait encouragé les opérateurs touristiques gadiris à se constituer en groupement pour s’impliquer dans l’aménagement de Taghazout, futur pôle touristique censé doubler la capacité d’hébergement de la ville.

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