Balisage : Petits échos

Exploit ou écran de fumée ? Logé au pavillon numéro 4, et comme par hasard entre la Palestine et Israël, l’espace occupé par le Maroc à Madrid  a décroché pour la énième fois  un trophée du meilleur stand en ex aequo avec le Mexique et le Japon.
Les mauvaises langues diront qu’il fallait trouver un vainqueur dans chaque continent. Mais il s’agit d’un exploit au regard de l’audience à ce salon : plus de 170 pays. Une prouesse vu le nombre d’exposants : 843. Bien que répertorié dans la région Mena, le Maroc sauve l’Afrique, continent le moins représenté avec seulement 9%, au même niveau que les chaînes hôtelières. La désaffection de cette catégorie renforce la tendance du Fitur, en tant que Salon des voyagistes. 
Évidemment, il s’agit d’une consécration qui ne laisse personne indifférent à commencer par l’Office du tourisme qui a accouché d’un docte communiqué. 
Les participants à la rencontre s’en félicitent aussi. Cas de la Royal Air Maroc dont le stand, tout comme la salle de réunion, ne battait pas les records de fréquentation.
Le stand central, celui occupé par l’Office, a été bondé toute la journée de jeudi par des professionnels marocains.
Raison de cet engouement, la présence du duo inséparable formé par le ministre du Tourisme et le  directeur général de l’ONMT. Deux députés, des représentants du peuple, étoffaient la participation marocaine.
Au chapitre des CRT, à noter une animation timide de Casablanca, et une grosse générosité de Fès et de Marrakech qui ont donné aux visiteurs de petits cadeaux de souvenir.
Parmi les chaînes hôtelières présentes, notons le Meridien, le groupe Accor, la Palmeraie Golfe Palace, et la Sogatour. L’ambiance générale était de qualité. Les participants à cette rencontre relèvent quand même  quelques remarques. D’abord, c’est le décor qui a été primé, et non le travail de promotion. «Je loue le travail de l’artisan», aurait dit la Bruyère. Cette distinction revient donc de droit à l’artisanat marocain, source d’émulation constante.
L’absence de l’animation faisait croire que les nombreux professionnels présents étaient conviés à une séance de méditation silencieuse. Quelle différence avec le stand égyptien, situé juste en face et qui, par son ambiance, exerçait une force d’attraction irrésistible.  Il y a ensuite l’absence de brochures utiles. La plupart des manuels reprenaient des termes génériques dans la sèrie «Maroc, éblouissement des sens» ou encore cette boutade du «plus beau pays du monde» qui a valu à son auteur les honneurs et les encens de la célébrité. 
Il serait peut-être utile de se pencher sur la pertinence de certains slogans et sur la bonne utilité du marketing institutionnel.

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