Bank Al-Maghrib : Les industriels gardent le moral

Bank Al-Maghrib : Les industriels gardent le moral

Les industriels marocains sont optimistes pour l’évolution de l’industrie durant les trois prochains mois. C’est un constat intéressant qui ressort d’une enquête menée par Bank-Al Maghrib (BAM) auprès d’un échantillon représentatif comprenant 400 entreprises opérant dans le secteur industriel national. Objectif: jauger la production industrielle et les attentes des entreprises quant à cette production.
Selon la même enquête, et dans un contexte global, 60% des chefs d’entreprises soulignent que la production industrielle s’est améliorée à l’issue du mois de juin, en comparaison avec le mois d’avant, et ce, contre 18% des réponses qui pensent le contraire. Ce solde d’opinion de 42% a englobé toutes les branches de l’industrie. En effet, concernant ces pronostics, les moins optimistes demeurent, donc, les industries électriques et électroniques qui s’attendent à une baisse au niveau de leur production. Outre ce secteur, les attentes à court terme «demeurent globalement très favorables à la faveur de la bonne orientation des ventes locales et étrangères», commentent les analystes du BAM. Par ailleurs, les entrées de commandes ont affiché une progression remarquable par rapport au mois précédent. Et ce, sous l’effet de l’amélioration des flux des commandes qui a profité à l’ensemble des secteurs d’activités particulièrement les industries électriques et électroniques et les industries chimiques et parachimiques. Sur le volet des conditions de production, l’environnement n’est pas très rose, puisque 2% seulement parmi les entreprises questionnées estiment que l’approvisionnement se fait sans difficultés contre 13% qui ont rencontré des difficultés d’approvisionnement durant le deuxième trimestre de cette année.  Par ailleurs, le secteur industriel a devant lui un horizon positif pour le prochain trimestre pour ce qui est des ressources humaines. Il en ressort que le taux d’effectif employé est appelé à connaître une progression. Pour le moment, la hausse est certaine et elle concerne tous les secteurs, à l’exception des industries agroalimentaires et des industries textiles et du cuir.
Sur le même trend, le coût unitaire de production s’est apprécié lors du deuxième trimestre pour toutes les branches. Et cela «à des rythmes toutefois différenciés», souligne-t-on auprès de la Banque centrale. L’enquête dénonce, néanmoins, une décru notamment en matière agroalimentaire, où la mauvaise campagne agricole et les coûts de transport assez élevés ont donné lieu à un renchérissement des matières premières. Ces chefs d’entreprises ne se contentent pas de donner la note du secteur, vont jusqu’à jouer le rôle d’analystes lorsqu’ils débusquent les freins au développement de la production. Sur ce registre, l’accentuation de la concurrence, le coût élevé des intrants, l’insuffisance de la demande et le secteur informel constituent, par ordre d’importance, les principales entraves au développement de la production industrielle.
Pour ce qui est de la trésorerie, la situation est plutôt prospère. 82% des entreprises ayant qualifié leur trésorerie de « normale », 4% la jugent « supérieure à la normale » et 14% des entreprises souffrent d’une trésorerie « inférieure à la normale ».
La situation de crise dans la trésorerie résulte en grande partie de l’importance des charges
autres que financières et des difficultés de recouvrement des créances. Les premiers touchés par les problèmes de recouvrement ont été les industries chimiques et parachimiques
Quant aux charges autres que financières, elles ont affecté la trésorerie de presque tous les
secteurs d’activité, notamment les industries du textile et du cuir et les industries agroalimentaires qui ont connu respectivement une baisse des ventes et les difficultés de recouvrement.

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