Bank Al-Maghrib s’attend à une inflation de 2,3%

Et l’inflation continue de préoccuper nos économistes. C’est ainsi que, lors de la dernière réunion trimestrielle du conseil de Bank Al-Maghrib ( BAM), le taux d’inflation a, encore, été jaugé, pour ressortir une inflation de l’ordre de 2,3% en 2007, contre 3,3% en 2006.
Dans des chiffres publiés à l’issue de cette réunion, l’inflation s’établit, au terme des quatre premiers mois de l’année 2007, à un taux de 2,2%. De son côté, l’inflation sous-jacente marque 1,4% contre, respectivement, 3,1% et 2,9% une année auparavant.
Le même communiqué prévoit une inflation qui viendrait s’établir en moyenne autour de 2,2% pour les quatre prochains trimestres. Par ailleurs, les analyses et les prévisions chiffrées par la Banque centrale font part des différents éléments ayant impacté la politique monétaire.
Ainsi, la détente des pressions sur les prix, constatée d’ailleurs lors du conseil du 27 mars dernier, se confirme sur la base des chiffres actuels. De plus, le conseil a noté la persistance de sources d’incertitudes liées, d’une part, à l’évolution de la conjoncture internationale, notamment les pressions sur les prix du pétrole et l’inflation mondiale et d’autre part, à l’environnement national, en particulier les effets de la forte contraction de la production agricole et le niveau élevé des encaisses liquides.
Dans ce sens, «ces chiffres reflètent des données réelles. Cela est imputable notamment à l’inflation importée due, principalement, à la démarche entreprise par le Maroc, concernant son choix de l’indexation des prix du pétrole sur les prix de cet or noir à l’échelle internationale», nous souligne un expert en la matière qui a requis l’anonymat.
«Tout de même, et vu que le prix actuel du baril est à 65 dollars / baril, cela laisse supposer que les effets négatifs de cette inflation importée se stabiliseront jusqu’à la fin de l’année 2007», ajoute la même source.
Sur le champ d’intervention de la BAM, le conseil de la banque a tracé les grandes lignes de la stratégie à adopter en matière de politique monétaire. Pour cela, la décision a été prise de maintenir le dispositif d’intervention en vigueur, tout en restant vigilant à l’évolution des facteurs de risque qui pourraient affecter la stabilité des prix ( facteurs de production, taux de liquidité.. ).
 A titre comparatif, il est important de souligner les chiffres communiqués par Attijari Intermédiation, citant Bank Al-Maghrib, et prévoyant que le taux d’inflation atteignant 3,3% en 2006, n’aille pas au-dessus de ce seuil.
Les chiffres en question, jaugés en début d’année, prévoyaient une légère baisse du taux d’inflation pendant l’année en cours. Ce qui se confirme. Par la même occasion, le Centre marocain de conjoncture ciblait un taux de 2,1%, en se basant sur la réduction des coûts salariaux, suite aux départs volontaires des administrations, et sur les orientations prudentes de la politique monétaire afin d’atténuer le réchauffement des
prix.

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