Bank Al-Maghrib : Un total bilan de plus de 312 milliards DH en 2018

Bank Al-Maghrib : Un total bilan de plus  de 312 milliards DH en 2018

Marquant une hausse de 6% par rapport à l’exercice précédent

L’évolution observée à fin 2018 résulte de la hausse de la circulation fiduciaire conjuguée à la baisse des opérations avec l’étranger et avec l’État, et ce en lien essentiellement avec la diminution des avoirs en compte courant du Trésor.

Bank Al-Maghrib dresse son bilan financier au titre de l’exercice 2018. Les états arrêtés par la banque centrale font ressortir une amélioration du total bilan. Ce dernier s’est nettement amélioré par rapport à l’exercice précédent. On note à cet effet une progression de 6%, soit un total bilan de 312,725 milliards de dirhams contre 295,37 milliards de dirhams réalisés en 2017. C’est ce que l’on peut relever du rapport annuel de Bank Al-Maghrib présenté au Souverain en date du 29 juillet. En analysant cette progression, Bank Al-Maghrib souligne que l’évolution observée à fin 2018 résulte de la hausse de la circulation fiduciaire conjuguée à la baisse des opérations avec l’étranger et avec l’État, et ce en lien essentiellement avec la diminution des avoirs en compte courant du Trésor.

En effet, la circulation fiduciaire s’est consolidée durant 2018. En valeur, elle a porté sur un montant global de près de 249 milliards de dirhams marquant ainsi une progression de 7% comparé à la même période de l’année passée. Ainsi la circulation des billets s’est inscrite en hausse de 7% à 245 milliards de dirhams et 1,7 milliard de billets, dominée à hauteur de 51% par les coupures de 200 dirhams. En revanche, la banque centrale confirme la régression de ces opérations avec l’étranger. Elles ont fléchi de 4% pour atteindre les 209,79 milliards de dirhams en 2018. Les opérations avec l’État se sont également rétractées sur ladite période. Elles se sont établies à 2,30 milliards de dirhams, en repli de 32% par rapport à une année plus tôt. Les avoirs en compte courant du Trésor se sont pour leur part creusés de 672,452 millions de dirhams.

Bank Al-Maghrib relève également une accentuation de la position nette des établissements de crédits, «consécutivement à l’accroissement des interventions de la banque sur le marché monétaire face au creusement du déficit de liquidité». Elle est ainsi passé de -18,42 milliards de dirhams en 2017 à 43,85 milliards de dirhams en 2018. Le résultat net de Bank Al-Maghrib s’est également inscrit en baisse au titre de l’exercice 2018. Il est ressorti à 985,28 millions de dirhams marquant ainsi un repli de 6%. Se référant à la banque centrale, cette régression couvre aussi bien une amélioration du résultat des activités qu’une hausse des charges générales d’exploitation. L’exercice 2018 a par ailleurs été marqué par une consolidation du revenu net des opérations de gestion des réserves de change. Un accroissement de 18% a été observé à ce niveau pour atteindre une valeur de 1,68 milliard de dirhams à fin 2018. «Cette progression est attribuable à l’augmentation des taux de rendement des actifs en dollar mais également à un recul de 30% des charges liées aux placements en devises lesquelles se chiffrent à 1,34 milliard de dirhams», peut-on relever du rapport de Bank Al-Maghrib.

S’agissant des opérations de politique monétaire, Bank Al-Maghrib dévoile à ce propos une progression de 51%, soit un montant global de 1,38 milliard de dirhams. Cette forte progression est, selon la banque centrale, consécutive au relèvement du volume des interventions de la banque sur le marché monétaire. Et de préciser qu’à l’inverse, le résultat des autres opérations s’est replié de 40% pour se situer autour de 548,16 millions de dirhams. Un repli qui s’inscrit en lien avec la baisse de 106,07 millions de dirhams des commissions de changes et de la marge d’intermédiation qui est revenue à 11,40 millions de dirhams contre 145,94 millions de dirhams à fin 2017.

Le déficit de la liquidité bancaire se creuse

D’après les constats faits par Bank Al-Maghrib dans son rapport annuel, on relève la poursuite du creusement du déficit de la liquidité bancaire. Ce creusement intervient sous l’effet de la hausse de la circulation fiduciaire et du repli des réserves de change. Ce qui a conduit la banque à augmenter le volume de ses interventions sur le marché monétaire. Quatre phases ont été relevées dans ce sens.

La première concerne les trois premiers mois de l’année durant lesquels la banque centrale a observé une légère atténuation à 46,8 milliards de dirhams, en moyenne mensuelle, contre 48,6 milliards de dirhams un trimestre plus tôt, en liaison avec le redressement des réserves de change. Une accentuation du besoin en liquidité des banques à 58,3 milliards de dirhams a été ressentie au cours du deuxième trimestre, sous l’effet à la fois de la hausse de la circulation fiduciaire et de la baisse des réserves de change.

De même, le creusement du déficit de liquidité s’est poursuivi entre juillet et septembre 2018 avec un pic de 76,3 milliards de dirhams en moyenne en août, reflétant essentiellement l’augmentation saisonnière de la circulation fiduciaire et dans une moindre mesure le repli des réserves de change. Bank Al-Maghrib a relevé par ailleurs une atténuation graduelle du déficit de liquidité sur le reste de l’année, parallèlement au reflux de la monnaie fiduciaire et à la hausse des réserves de change, conduisant la banque à réduire ses injections sur le marché monétaire à 69,30 milliards de dirhams en fin d’année.

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