Banque mondiale : 150 millions de dollars alloués au Maroc

Banque mondiale : 150 millions de dollars alloués au Maroc

100 millions de dollars seront alloués par la Banque mondiale pour la mise en place de deux registres. En  outre, 50 millions de dollars seront mobilisés  pour améliorer les possibilités de financement pour les start-up et PME innovantes.

La Banque mondiale réitère son engagement en faveur du Maroc. A travers deux opérations de financement récemment approuvées par son conseil des administrateurs, l’institution financière internationale accompagne le Royaume dans le renforcement de l’inclusion sociale et économique de la population locale. 50 millions de dollars sont ainsi mobilisés pour que le Maroc améliore les possibilités de financement pour les start-up et PME innovantes. Ce montant soutiendra, en effet, un programme de financement qui investira aux côtés d’investisseurs privés dans des start-up et PME innovantes. «Bien que le Maroc soit le pays de la région qui affiche les meilleurs résultats en ce qui concerne l’accès des PME aux financements, il ne parvient pas à soutenir suffisamment les entreprises innovantes et présentant un fort potentiel de croissance aux premiers stades de leur développement. Les petites et jeunes entreprises ont du mal à trouver des financements, principalement parce que les banques ne peuvent pas financer des start-up, sans des garanties solides qui, par définition, n’ont pas encore de rentrées de fonds durables et sont associées à un risque élevé», explique à cet égard Randa Akeel, spécialiste senior du secteur financier et chef d’équipe du projet. Ledit programme a pour objectif de promouvoir les start-up à succès. La finalité étant de démontrer le potentiel de ces investissements et de booster le marché du capital risque au Maroc. Une activité moteur qui, selon les représentants de la Banque mondiale, permettra de développer le potentiel de nombreuses entreprises innovantes au Maroc.

En parallèle, la Banque mondiale alloue au Maroc 100 millions de dollars. Ce financement contribuerait à améliorer le ciblage des programmes sociaux et ce à travers un meilleur système d’identification des personnes. C’est d’ailleurs ce que souligne Diego Angel Urdinola, économiste senior à la Banque mondiale et chef d’équipe du nouveau projet. «Grâce au programme, environ 9,3 millions de Marocains issus des couches les plus défavorisées accèderont plus facilement aux programmes de protection sociale. En se dotant d’un système d’identification mieux conçu et administré plus efficacement, le Maroc sera en mesure de mettre en œuvre des programmes sociaux mieux ciblés, avec des effets tangibles sur la population», affirme-t-il. Les 100 millions de dollars alloués par la Banque mondiale financeront la mise en place de deux registres. Il s’agit en premier du registre national d’état civil. Ce dernier conférera à chaque individu un numéro d’identification unique qui facilitera les procédures de vérification de l’identité.

Le deuxième registre a un aspect social. Il rassemblera des informations sur la situation socio-économique des Marocains et des ménages. Le but étant de repérer les personnes les plus défavorisées et qui remplissent les conditions pour recevoir des prestations sociales. Le registre social valoriserait les dépenses sociales en réduisant les marges d’erreur. Il favoriserait également une coordination accrue entre les différents programmes sociaux et ministères concernés. Les deux dispositifs seront gérés par une agence nationale des registres qui sera chargée d’administrer et de garantir une utilisation optimale de leurs informations. Rappelons que ce projet qui sera mis en œuvre par le ministère de l’intérieur sur une période de cinq ans, doublerait l’impact des programmes de réduction de la pauvreté, en l’occurrence le Ramed. En dirigeant les ressources de ces programmes uniquement vers les ménages et personnes vulnérables, près de 30 millions de dollars seraient économisés annuellement. Le financement de ce projet sera axé sur les résultats. La Banque mondiale indique dans ce sens que les décaissements seront subordonnés à la réalisation des objectifs convenus. Afin de pérenniser ces deux systèmes, l’institution financière internationale apportera également une assistance technique pour l’élaboration des cadres institutionnels, juridiques et opérationnels relatifs audit projet.

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