Banque mondiale : Le Maroc a besoin d’une croissance de 6 à 7%

Banque mondiale : Le Maroc a besoin d’une croissance de 6 à 7%

Rencontre avec Ferid Belhaj en marge de sa mission

«Le Maroc a besoin d’une croissance de 6 à 7%». Les taux sont fixés, jeudi à Rabat, par Ferid Belhaj, vice-président de la Banque mondiale pour la région MENA, lors d’une table ronde avec les médias organisée au cours de sa visite au Royaume. Pour lui, la croissance actuelle de 2 à 3% ne contribue pas à absorber le grand nombre de jeunes qui sollicitent le marché d’emploi. «En 2050, 300 millions de jeunes demanderont du travail dans le MENA», détaille-t-il en faisant un constat sur la région.

Par l’occasion, le responsable évoque le contrat social censé faire l’objet de «corrélation entre l’ancien et un nouveau qui doit être mis en place». «Il faut absolument aller vers une réforme des politiques de compensation. Les caisses dans le MENA, c’est fini», ajoute-t-il. Dans ce sens, il est question de trouver d’autres moyens pour cibler les couches vulnérables. Pour lui, l’exemple du registre social unifié prévu au Maroc est «intéressant». Ainsi, un nouveau contrat social sera mis en place. De par le ciblage, il y aura, selon ses dires, moins de gâchis. De plus, l’argent sera orienté vers d’autres secteurs sociaux, notamment l’éducation et la santé.

Concernant ces deux secteurs vitaux, Jesko Hentschel, nouveau directeur Maghreb auprès de la Banque mondiale, détaille le nouveau prêt accordé en été dernier au Maroc, qui aura des retombées concrètes. L’objectif étant de faire de l’éducation « une force de croissance». «Nous focaliserons sur ce qui se passe dans la classe à travers la formation des enseignants», explicite-t-il. Selon l’orateur, ce projet, qui n’est pas traditionnel, est susceptible d’être reproduit pour le secteur de la santé.

A son tour, M. Belhaj estime que l’investissement en éducation est important dans tout le MENA. L’intervenant conduit également le chiffre alarmant de 66% des enfants de 10 ans, au Maroc, qui n’arrivent pas à restituer leur apprentissage. «Il faut réformer encore et encore l’école au Maroc. Le projet que nous avons évoqué va dans ce sens», poursuit-il. 

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