Baromètre 2018 d’Allianz : L’interruption d’activité en tête des risques les plus redoutés par les entreprises marocaines

Baromètre 2018 d’Allianz : L’interruption d’activité en tête des risques les plus redoutés par les entreprises marocaines

Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS), filiale d’Allianz, vient de publier son 7ème Baromètre des risques d’Allianz.  Pour la première fois, ce baromètre évalue  les risques  perçus par les entreprises marocaines en 2018.

Le rapport de 2018 est basé sur les réponses d’un nombre record de 1.900 experts des risques provenant de 80 pays. Comme au niveau mondial, l’interruption d’activité, les cyber incidents et les catastrophes naturelles sont les principaux risques qui préoccupent les entreprises au Maroc. Les entreprises redoutent avant tout les interruptions d’activités (numéro 1 avec 40% des sondés). Celles-ci sont considérées comme le risque le plus important pour la sixième année consécutive, arrivant en tête de classement dans 13 pays ainsi que dans les régions Europe, Asie-Pacifique,  Afrique et Moyen-Orient de façon globale. Aucune entreprise, quelle que soit sa taille, n’est épargnée. Les entreprises sont confrontées à un nombre croissant de scénarios allant des expositions traditionnelles aux risques tels que les incendies, les catastrophes naturelles et les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, mais aussi aux nouveaux déclencheurs issus de la numérisation et de l’interconnexion. Certes, ces derniers n’engendrent pas des dommages matériels, mais provoquent des pertes financières importantes.

Ainsi, une panne des systèmes informatiques, des actes de terrorisme ou de violence politique, des incidents liés à la qualité des produits ou à un changement réglementaire imprévu peuvent paralyser temporairement ou durablement les entreprises et avoir un effet dévastateur sur leurs revenus. Pour la première fois, les incidents cybernétiques sont considérés comme le déclencheur le plus redouté, selon les entreprises et les experts du risque.Par contre, l’atteinte à la réputation ou à l’image de marque (#5, 20% des réponses) et les défaillances de qualité, les défauts de série et le rappel de produits (#10 avec 12% des réponses) – qui ne figurent pas parmi les 10 principaux risques globaux – constituent localement une source d’inquiétude pour les entreprises marocaines. Par ailleurs, le risque lié aux nouvelles technologies a connu la plus grande progression au niveau du Baromètre des risques d’Allianz, passant de la 10ème à la 7ème place.  Il constitue également le deuxième plus grand risque futur à long terme après les incidents cybernétiques auxquels il est étroitement lié. La vulnérabilité des machines automatisées, voire autonomes ou auto-apprenantes à des échecs ou à des actes malveillants, tels que l’extorsion ou l’espionnage, augmentera à l’avenir et pourrait avoir un impact significatif si des infrastructures critiques, comme les réseaux informatiques ou l’alimentation électrique, sont impliquées.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *