Basma retrouve le sourire

Il a la quarantaine. Motivé, plein d’énergie, animé par cette volonté de réussir, Saïd Khass, directeur général de Kenzi Basma, représente le nouveau profil de cette nouvelle génération du groupe d’Abdellatif Kebbaj. Ils étaient tous là à l’occasion d’une réception organisée, vendredi soir à Casablanca, pour présenter la nouvelle image de Kenzi Basma. Repris par le groupe, il y a presque trois ans, l’hôtel a subi des travaux de rénovation qui ont touché presque tous les endroits. Un investissement dont le montant n’a pas été divulgué par les responsables de la chaîne. Une opération de lifting qui, selon Khass, n’est pas encore finie, mais sur laquelle le groupe compte beaucoup pour véhiculer sa nouvelle image. Cadre agréable, ambiance décontractée et détendue, suites entièrement relookées, entrées discrètes, Kenzi Basma veut, à travers cet investissement, jouer les trouble fêtes dans le marché du tourisme d’affaires. «Casablanca, grande métropole, offre de grandes opportunités de développement. C’est pourquoi nous avons pensé à attaquer le tourisme d’affaires», explique Khass.
Développement, c’est justement ce qui hante ce nouveau patron qui a intégré l’équipe Basma, il y a à peine trois mois, et dont la mission consiste à redorer le blason du nouveau-né de la chaîne Kenzi. «Nous avons mis en place un plan d’action sur une période d’un an et dont les principaux axes portent sur la formation de l’individu, les opérations internes, le marketing… L’objectif est de rehausser le confort de l’hôtel», confie ce dernier. Tout en reconnaissant la rude concurrence qui règne sur le marché, le patron de Basma reste optimiste quant à l’avenir de la chaîne dans le tourisme d’affaire. «C’est vrai que nos concurrents ne vont pas nous faire de cadeaux, mais je pense qu’aujourd’hui il y a de la place pour tout le monde», glisse le directeur général de Kenzi Basma. Seulement voilà, la chaîne, qui vient à peine d’entamer son entrée sur ce créneau, aura beaucoup à apprendre. Elle qui dispose d’une forte présence dans le sud du Maroc : Agadir, Marrakech, Ouarzazate, Errachidia, Erfoud, Tinghir, Tiznit, Oukaïmeden. Même avec ses dix hôtels, le groupe devra en découdre avec ses concurrents directs pour se tailler une part de marché, surtout que la chaîne est connue par son déficit de communication. «C’est vrai que nous avons ce problème-là, mais dans notre nouvelle stratégie, nous comptons y remédier», tient à souligner Sana Abbadi, directeur des ventes au sein de Kenzi Basma. Avec son expérience dans le Sud et ses tarifs abordables, la chaîne espère aller plus loin.  Selon le directeur général de Kenzi Basma, le groupe envisage, dans un proche avenir, de s’implanter à Tanger.

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