Bénéficier de la chute des cours

Décidément, la chute des cours du pétrole fait des heureux. La mésentente qui règne entre les pays exportateurs du pétrole profite tout particulièrement aux pays comme le nôtre. En effet, la facture énergétique, qui représente près du tiers des coûts des facteurs de production des entreprises marocaine serait certainement revue à la baisse. Les montants prévus pour cette charge, peuvent être exploités par les unités de production à d’autres desseins. Les contraintes infligées par la mise à niveau trouveront des ressources inespérées bien que passagères. Certains spécialistes estiment que l’Etat devrait bénéficier également de ce revirement afin de mettre en marche un processus d’achat prévisionnel en hydrocarbures. Et pour cause, puisque pour la seule année 2000, la facture en a augmenté de plus de 7% en comparaison avec l’année 1999. Par ailleurs, avant la dernière chute mondiale des cours du baril, les prévisions ont tablé sur un accroissement de plus de 4 %. Pour sa part, la Caisse de Compensation fera quelques économies. Toutefois, relativement à l’opération de stockage des hydrocarbures, ce sont les opérateurs privés, en l’occurrence les sociétés pétrolières qui détiennent cette prérogative. Aussi, les spéculations iront bon train, puisqu’il s’agit uniquement de stratégie commerciale. Par conséquent, en matière de consommation, les prix du carburant ne baisseront pas. En effet, selon des analystes, le dollar demeure la devise dans laquelle sont facturés les achats en pétrole des sociétés pétrolières, est cette dernière a augmenté depuis un mois. De plus, le poids des taxes reste inchangeable. Aussi, des répercussions positives pour le simple consommateur ne sont pas pour demain. Pour l’heure, c’est au ministère de l’Energie et des Mines, que tout un programme est mis en branle. En effet, les actions portent sur l’introduction de la technologie nucléaire, afin de concrétiser des projets de production d’électricité. Ils comprennent également le dessalement de l’eau de mer, de conservation des aliments et de stérilisation des produits industriels par irradiation. Selon le ministère, l’introduction de la 1ère unité électronucléaire se réalisera vers 2012. C’est surtout au niveau de la capacité de notre réseau, que le projet bloque. En effet, la puissance du réseau national n’est que de 4420 MW, alors que les nouvelles structures atteindront 1300 W. Le département de l’Energie effectue une réévaluation des études, liée au projet électronucléaire.

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