Bientôt un nouveau code de la route

Le ministre de l’Equipement et du Transport, Karim Ghellab, a présidé, mardi soir à Rabat, la cérémonie du lancement officiel de la nouvelle campagne de communication du Comité national de Prévention des Accidents de la Circulation (CNPAC). Ghellab a commencé par rappeler que « la sécurité routière avait été érigée en priorité par le gouvernement ». En effet, dès novembre 2003, les autorités se sont penchées sur cette question. Ils ont fini par tracer un plan stratégique de sécurité routière intégré d’urgence.
Cette stratégie est à long terme, c’est-à-dire pour les dix ans à venir. Le ministre effectue, depuis quelques semaines, une tournée dans une série de régions pour sensibiliser les autorités ainsi que les collectivités locales sur l’importance de cette stratégie.
D’ailleurs, dans chaque région, le wali préside une commission qui est chargée de l’application de cette stratégie et son adaptation à la réalité locale. Ceci sans compter le comité interministériel de sécurité routière qui se réunit régulièrement sous la présidence du Premier ministre.
Depuis l’instauration de cette nouvelle stratégie, le CNPAC ne se contente plus d’examiner et de réfléchir sur les moyens à mettre en oeuvre pour venir à bout du problème de la sécurité routière. Au contraire, aujourd’hui le Comité est capable d’appliquer sa stratégie. Fini, donc, le temps de la multitude d’intervenants. Tout est centralisé au niveau du CNPAC. En somme, la stratégie de lutte contre les accidents de la route se décline en plusieurs axes.
Parmi ces principaux axes, il y a tout d’abord l’aspect législatif. En effet, le ministère est en passe de réaliser une refonte du code de la route. A titre d’exemple, le Maroc introduira, à l’instar de certains pays européens, le système des permis de conduire à points. Pour chaque infraction du code de la route, le chauffard va perdre un certain nombre de points, jusqu’à expiration de ces derniers et donc le retrait du permis de conduire. Aussi, le port de la ceinture de sécurité deviendra obligatoire pour les sièges-avant, à l’intérieur des villes. Et dans toute la voiture à l’extérieur du périmètre urbain. Le ministre du Transport a également annoncé que le nouveau code de la route comportera des dispositions particulière pour la protection des enfants à l’intérieur des véhicules.
Pour ce qui est des poids-lourds, la nouvelle législation imposera l’usage des pneus tubeless, l’installation du système de freinage ABS et du limitateur de vitesse. Autre axe important: le contrôle.
Le ministre a annoncé l’achat de plusieurs nouveaux radars qui ont déjà été distribués sur les éléments de la gendarmerie royale et de la police. Une sensibilisation de ces services a été effectuée pour que leur contrôle soit le plus efficace possible. Le nouveau code, dont l’adoption ne peut avoir lieu qu’après un large débat national, prévoit aussi l’utilisation des alcotests et une criminalisation de certaines infractions. En plus de la formation des conducteurs, la stratégie de lutte contre les accidents prévoit un volet sur les urgences. En partenariat avec le ministère de la Santé et la Protection civile, le département du Transport compte mettre en place un numéro de téléphone d’urgence commun à tous ces services. Enfin, le volet communication est aussi très important. Le CNPAC ne se contentera plus de réaliser des campagnes de sensibilisation saisonnière. La communication aura lieu tout au long de l’année à travers des spots télévisés et radiophoniques, des émissions spécialisées et des affichages, sans compter la communication directe avec les usagers de la route e de l’autoroute.
Les efforts doivent être déployés sur tous ces axes concomitamment. « Il ne suffira pas de sensibiliser les usagers de la route, si, en parallèle, le contrôle n’est pas effectué sérieusement », a souligné Karim Ghellab.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *