Blé : La crise du Maroc ressentie sur le marché international

Les cours des céréales restaient fermes mardi sur la scène internationale dans l’attente des résultats des appels d’offres lancés par le Maroc et l’Egypte, ont indiqué les opérateurs. Le retour aux achats de l’Egypte, qui a lancé un nouvel appel d’offres pour l’achat de 55.000 à 60.000 tonnes de blé, a amplifié la tension. Pour sa part, le Maroc, victime d’une sécheresse sans précédent le printemps dernier, s’est porté acquéreur de 627.000 tonnes de blé d’origine optionnelle et de 350.000 tonnes de blé européen pour couvrir ses besoins. «Tout porte à croire que les besoins du Maroc sont supérieurs aux 3 millions de tonnes préalablement annoncés», a indiqué un analyste. Cette nouvelle offre d’achat de la part du Maroc a provoqué lundi une nette progression des cours sur le marché à terme américain (CBoT) qui devrait se poursuivre aujourd’hui à l’image des échanges en cours sur la séance électronique continue (e-CBoT). Mardi, le marché à terme européen (Euronext) réagissait par une forte hausse et les cours du blé affichaient 3 à 4 euros par rapport à la veille, dans un volume de transactions étoffé puisque 3.579 lots avaient été échangés en début d’après-midi. La production marocaine de céréales, qui a connu une baisse très sensible à la suite de mauvaises conditions climatiques, se situe autour de 20 millions de quintaux pour la campagne agricole 2006-2007 contre plus de 90 millions de quintaux lors de la campagne précédente, selon le ministère de l’Agriculture.
Cette situation a eu des conséquences sur la collecte des céréales, en particulier le blé tendre, dont le volume collecté est évalué à fin juillet 2007 à près de 3 millions de quintaux, soit 80% de moins par rapport à la même période de l’année précédente. Concernant les disponibilités intérieures, le ministère précise qu’elles dépassent les 10 millions de quintaux. Pour le blé tendre, elles sont évaluées à plus de 6 millions de quintaux, quantité permettant de couvrir les besoins d’écrasement des minoteries industrielles pour plus de deux mois. Le ministère de l’Agriculture s’est également engagé à importer des quantités s’élevant actuellement à près de 3 millions de quintaux, dont la moitié est constituée de blé tendre. «Toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour couvrir les besoins d’approvisionnement des minoteries industrielles en blé tendre, pour la période allant de juillet à septembre 2007, soit 3 millions de quintaux environ», a ajouté le ministère, précisant qu’un nouvel appel d’offres se rapportant à la période octobre 2007-mars 2008 sera lancé incessamment.

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