Blés dur et tendre : Suspension de la perception du droit d’importation

Blés dur et tendre : Suspension de la perception du droit d’importation

Le projet de décret portant suspension de la perception du droit d’importation applicable au blé dur et au blé tendre est désormais approuvé. Le Conseil de gouvernement du lundi 3 octobre 2011 a étudié ce dispositif qui intervient juste après l’examen du bilan mondial du blé dur pour la campagne 2011-2012. L’état actuel du marché des céréales fait ressortir une croissance maintenue. Le marché intérieur du blé tendre a connu, cette année, une hausse de 23%. La récolte locale est de 18,8 millions de quintaux, ce qui équivaut à quatre mois d’écrasement des minoteries industrielles. Toutefois, la qualité reste un enjeu à relever. Chose qui justifie le recours aux importations de blé tendre pour garantir l’approvisionnement normal des minoteries industrielles du Royaume. Dans ce sens, le décret n°2-11-574, présenté par Salaheddine Mezouar, ministre de l’économie et des finances, agit pour la suspension de la perception du droit d’importation applicable au blé dur pour la période du 1er octobre au 31 décembre 2011.  En ce qui concerne le blé tendre, la suspension concernera en particulier les importations du 15 novembre au 31 décembre 2011. A fin septembre 2011, le prix de revient à l’importation du blé tendre a atteint les 400 dirhams le quintal. Selon les services concernés, ce taux se situe largement au-dessus du prix ciblé de 260 dirhams le quintal. Au niveau mondial, la ventilation des cours est corollaire en premier degré à la crise financière. Pour la campagne en cours, l’examen du bilan mondial du blé dur fait ressortir une dépréciation de 10% des stocks mondiaux, souligne Khalid Naciri, En marge du Conseil de gouvernement. Ce taux est à son bas niveau observé depuis trois ans. A cet effet, les prix internationaux ont flambé pour se situer à plus de 660 dollars la tonne contre 300 dollars pour la même période 2010. Ce constat induit un prix de revient à l’importation au Maroc de 552 dirhams le quintal, dépassant ainsi le prix d’équilibre estimé à 320 dirhams le quintal.

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