BNP Paribas anticipe ses résultats

Depuis une semaine, BNP Paribas, malmenée par le marché comme toutes les valeurs bancaires, a essayé jeudi de limiter la casse en annonçant une première estimation de ses résultats du deuxième trimestre, une quinzaine de jours plus tôt que prévu.
La banque, qui doit dévoiler ses résultats trimestriels définitifs le 1er août, a jugé opportun de communiquer une première salve de chiffres compte tenu des turbulences exceptionnelles des marchés. Hormis l’embellie de mercredi où le titre a terminé en hausse de 4,30%, rassuré par les résultats encourageants des deux banquiers américains JP Morgan Chase et Citigroup, l’action BNP Paribas n’avait pas résisté ces derniers jours à un « bouillon » généralisé.
Pour Philippe Leonnard, analyste chez Fortis Securities, cette annonce prématurée n’est en aucun cas une erreur de communication, car « le temps est à la franchise et à la transparence ».
Fraîchement accueilli par le marché puisque le titre a cédé jusqu’à 4,31% dans la matinée et reculait de 2,39% à 15H25 à 46,12 €, alors que le CAC 40 était en hausse, ces prémices de résultats ne paraissent pas surprendre les analystes.
Le bénéfice net au deuxième trimestre 2002 devrait avoisiner 1 milliard d’euros, en baisse de 13% par rapport à la même période de 2001, tandis que le produit net bancaire (PNB) devrait accuser une baisse aux alentours de 6% à environ 4,1 milliards d’euros, a indiqué la banque.
Il ne s’agit pas d’un avertissement sur résultat, a expliqué Philippe Ricarte, analyste chez KBC Securities France, pour qui, de toute façon, « il ne peut pas y avoir de dégringolade du titre parce que le marché a déjà corrigé violemment. Dans son communiqué, la banque a expliqué que l’évolution du PNB résulte essentiellement de la situation des marchés d’actions et de dette, particulièrement d’entreprise, qui a affecté en juin les revenus du pôle Banque Privée Gestion d’Actifs, Assurances et Titres, et, de façon très significative, ceux du pôle Banque de Financement et d’Investissement.
Depuis sa fusion avec Paribas, « la BNP est plus sensible à la conjoncture du marché du fait de l’activité de Paribas dans la gestion d’actifs et l’investissement, a analysé Philippe Ricarte, qui s’attend à une chute de 20% des revenus pour le secteur banque d’investissement de BNP Paribas au deuxième trimestre.

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