Boujdour : L’INRH évalue le stock des petits pélagiques

Boujdour : L’INRH évalue le stock des petits pélagiques

Dans le cadre de la coopération bilatérale entre le gouvernement de la Fédération de Russie et le gouvernement du Royaume du Maroc en matière des pêches maritimes visant l’amélioration des connaissances sur le fonctionnement des écosystèmes marins et l’évaluation des stocks de petits pélagiques, une campagne d’évaluation des stocks des petits pélagiques et l’étude de leur écosystème marin de la zone s’étendant entre Cap Boujdour et Cap Blanc est menée conjointement par les chercheurs de l’INRH et chercheurs russes à bord du navire russe «Atlanda» depuis le 9 septembre pour une période approximative de 4 semaines.
L’objectif principal de cette campagne est la détermination de la distribution des espèces pélagiques et l’estimation de leurs biomasses, ainsi que le suivi de l’état des conditions océanographiques de la zone prospectée.

Au sud de Cap Boujdour (zone C), la pêcherie nationale de petits pélagiques a commencé durant les années 80, par des senneurs de grand tonnage et à partir des années 90 par une flotte sardinière côtière. Ce développement de l’activité dans la zone C est soutenu par l’ouverture du port de Dakhla en 2001 et par l’arrivée de navires modernes qui se sont ajoutés aux senneurs traditionnels et ont appuyé le développement du secteur de la congélation.
Par ailleurs, des autorisations d’affrètement de navires étrangers (chalutiers pélagiques congélateurs, senneurs et chalutiers pélagiques de type RSW) sont accordées, à partir de 1997, aux opérateurs de la filière de congélation du poulpe de Dakhla et Laâyoune, dans le cadre du programme d’aide à la reconversion des surcapacités de traitement excédentaires dans cette filière et aussi dans le cadre du développement de la pêcherie nationale de petits pélagiques dans cette zone. Une activité de pêche artisanale a également émergé depuis 2008. Cette pêche est pratiquée par des barques qui opèrent à partir de sites de pêche de la région sur le maquereau, généralement durant les périodes de fermeture de la pêche au poulpe.

A noter que les ressources de petits pélagiques sont constituées d’espèces de poissons vivants en surface ou entre les deux eaux (sardine, maquereau, chinchards, anchois et sardinelles), représentent le principal potentiel halieutique de la Zone économique exclusive marocaine.

Des potentiels offerts actuellement pour les espèces de petits pélagiques sont disponibles au niveau de la zone située au sud de Cap Boujdour et sont variables selon les stocks.

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