BOURSE : les risques du métier

BOURSE : les risques du métier

Après le rebond de quelques semaines, le marché a vite plongé dans le calme, miné par l’incertitude qui a pris le dessus. La Bourse de Casablanca est devenue indécise et rien ne dit que le repli de ces deux indicateurs va s’arrêter. Pour nombre de professionnels, le marché fait une pause naturelle après une période de distribution de dividendes. Certes, le marché financier est hésitant. Balançant entre hausse et baisse. « La tendance boursière de Casablanca joue du yo-yo et rien n’est sûr sur la place », signale un boursicoteur. La semaine qui vient de commencer ne conforte guère l’espoir de reprise. Pourtant, des spéculateurs ne manquent pas, du fait que bien des valeurs sont vraiment bradées. Mais, les investisseurs restent sceptiques et considèrent que le marché est plein de risques, surtout que les résultats 2002 sont pour plus qu’un moins encourageant qu’attendu. En revanche, cela ne semble pas inquiéter les spécialistes. Selon un analyste de BMCI Bourse, «La saison estivale semble toujours avoir la cote au niveau de la place».Et d’ajouter «Ce que les petits investisseurs appellent une baisse, nous, on considère une simple correction» . De toutes les façons, les acheteurs ne se bousculent pas au portillon et les carnets de commandes demeurent, pour l’heure, effroyablement vides. Toutefois, pour redynamiser, le marché financier ,plusieurs lois ont été adoptées par le Conseil de gouvernement . Il vient d’adopter un projet de loi sur la Bourse des valeurs, qui vise le renforcement des dispositions juridiques relatives au marché des capitaux, à travers le transfert de certaines attributions et activités d’intermédiation au CDVM (Conseil déontologique des valeurs mobilières). Le texte met en exergue le rôle du CDVM dans la création d’un environnement favorisant la concurrence entre les différentes sociétés de Bourse et la protection des épargnants. Il redéfinit par ailleurs la notion de valeur pour qu’elle s’étende aux actions et aux bons de crédit, ainsi que celle des parts des OPVCM et des organismes de placement des capitaux à risque. Le texte fixe aussi les conditions d’introduction en Bourse. Le projet de loi porte aussi sur la création d’un dépositaire central et d’un système général d’inscription de certaines valeurs au compte, l’objectif étant de moderniser le marché financier, à travers l’obligation d’inscription aux opérations du dépositaire central et la distinction entre les comptes personnels et ceux des épargnants. L’objectif étant d’éviter toute fraude de la part des intermédiaires et d’imposer le respect des règles de gestion et des dispositions juridiques. Par ailleurs, le projet de loi sur les offres publiques en Bourse se propose de réglementer ces offres (achat, échange, retrait et vente), à travers des dispositions garantissant le respect des principes de la transparence, la régularité du marché et l’égalité entre les actionnaires en matière d’information afin d’en protéger les droits et intérêts. Seulement, il faut préciser que pour relancer la Bourse, la mise en place d’un arsenal juridique ne suffit pas mais il faut aussi une volonté politique de la part de différents intervenants du marché.

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