Bourses étrangères : en attendant la reprise

Tenue le 11 décembre, la réunion de la Réserve Fédérale Américaine (FED) a été très attendue. Vu la montée du chômage, une nouvelle baisse des taux d’intérêt s’avère inévitable, estiment plusieurs experts. Même si l’économie américaine commence à connaître les premiers signes de stabilisation caractérisée par une légère hausse de la confiance des consommateurs et la relance de l’activité dans les services. Le marché attend des signes de redressement de l’activité aux Etats-Unis. Les événements du 11 septembre ont précipité le mouvement de correction enregistré sur les bourses mondiales depuis un an et demi. Face au sentiment d’incertitude et aux risques géopolitiques associés à la riposte en Afghanistan, les principaux marchés d’actions ont perdu entre 12 et 20 % du 11 au 21 septembre. Toutefois, l’intervention coordonnée des banques centrales, par l’injection de liquidités à travers des baisses de taux d’intérêt, ont redonné confiance aux marchés, qui anticipent désormais une reprise économique au printemps 2002. En l’espace de deux mois, les bourses ont non seulement regagné le terrain perdu en dix jours mais même dépassé leurs niveaux d’avant les attentats. Une reprise très rapide dont se méfient d’ailleurs nombre de spécialistes. Les marchés restent globalement bien orientés, mais ont nettement freiné leurs ardeurs. Lundi 10 décembre, le Dow Jones industrial principal indicateur de Wall Street, est repassé sous la barre des 10.000 points. Quant a l’indice composite de la bourse électronique du Nasdaq, il frôlé la barre des 2.000 points. Par contre, le Footsie londonien, l’indice parisien CAC 40 et le Dax (Francfort) ont évolué pour leur part autour des mêmes niveaux depuis environ un mois. Il faut rappeler que même si les spécialistes semblent désormais plus optimistes pour 2002 en termes de conjoncture économique, ils restent tout de même prudents dans leurs prévisions boursières. Ils n’entrevoient que des hausses modérées l’année prochaine, en raison notamment d’un risque de poursuite de la dégradation des perspectives de résultats d’entreprises en première partie de l’année.

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