Bout du tunnel pour l’observatoire

Bout du tunnel pour l’observatoire

L’annonce officielle de son démarrage a été faite le 13 janvier, lors de la 5ème édition des Assises du tourisme, par le ministre du Tourisme Adil Douiri. Mais son effet s’est limité à la simple annonce. D’aucuns ont craint un nouveau report qui allait remettre aux calendes grecs un projet très attendu. Mais cette fois, c’est la bonne. L’Observatoire du tourisme verra bien le jour. Ce sera le 8 février prochain, date de la tenue de son premier Conseil d’administration. Le retard n’aura donc été que de moins d’un mois. En matière de tourisme comme dans bien d’autres secteurs, on aura vu pires ajournements. « Il est vrai que le lancement officiel était prévu lors des Assises du Tourisme. Mais il fallait encore que les fédérations sectorielles liées au tourisme puissent avoir le temps d’étudier les statuts de l’Observatoire et émettre leurs propositions respectives. Le souci n’étant autre que de faire participer les opérateurs touristiques à l’élaboration finale de ces statuts, la patience en valait la peine », déclare Abderrahim Oumani, président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH). Et d’ajouter que la fédération donnera son point de vue le 4 février, à l’issue de son assemblée générale, prévue à Errachidia.
Même si les statuts de l’Observatoire n’ont pas encore été validés, il serait intéressant de savoir, et comme l’a présenté le ministre du Tourisme à Ouarzazate, qu’il s’agit d’un organe spécialisé dans l’expertise touristique, à travers la collecte et l’analyse des statistiques du secteur. Il se veut un moyen d’aider les opérateurs touristiques à avoir une meilleure visibilité lors de la prise de décision. De droit privé, cette institution aura la forme d’une association à but non lucratif et sera régie par les règles et procédures de bonne gouvernance. Ses instances, sont majoritairement privées. Un cadre d’ores et déjà établi et qui fait dire à Jalil Benabbès-Taârji, président de la Fédération du Tourisme, affiliée à la CGEM, l’Observatoire a bel et bien entamé ses activités. « On n’attend plus que la nomination de son futur directeur et la validation de son plan d’action pour 2005 ainsi que la convention qui doit régir les relations entre l’Observatoire et le ministère de tutelle ». Des relations basées initialement sur le partenariat, afin d’assurer un démarrage immédiat de l’Observatoire. Les moyens humains, techniques, financiers et matériels du ministère seront mis à contribution pour la réalisation des premières études et tableaux de bord. En attendant que la nouvelle entité dispose de ses propres ressources, vente de services, abonnements, dons ou sponsoring aidant.
Les études et enquêtes réalisées par l’Observatoire, pour le compte d’opérateurs public ou privé, seront diffusées au grand public en vue de faciliter les décisions d’investissement et leur financement.
Optimistes quant à son objectivité, indépendance et efficacité, les opérateurs n’en appellent pas moins à la vigilance. «Nous n’avons pas d’a priori. On jugera à l’oeuvre. Bien entendu, nous sommes confiants vis-à-vis de l’apport attendu de l’Observatoire en matière de transparence des chiffres relatifs au tourisme. Mais nous suivrons de très près le degré de respect du cahier des charges. Nous resterons alertes», insiste M. Taârji.
Appelé à jouer le rôle qu’assume le Centre marocain de conjoncture en matière d’analyse de l’économie nationale en général, il devrait théoriquement mettre fin à la vieille querelle qui oppose ministère de tutelle et ONMT à certains observateurs et opérateurs sur la crédibilité des statistiques relatives aux arrivées touristiques ainsi qu’au décalage enregistré entre les arrivées et les nuitées enregistrées dans les hôtels classés.

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