BP étudie la vente de ses raffineries et de ses stations-service

BP étudie la vente de ses raffineries et de ses stations-service

Le géant pétrolier BP, auquel la marée noire dans le Golfe du Mexique va coûter des dizaines de milliards de dollars, pourrait se séparer de ses activités de raffinage et de distribution, peu rentables, a rapporté dimanche le quotidien britannique Sunday Times. La cession des raffineries et des stations-service du groupe britannique, la réduction de ses activités en Amérique du Nord et un moindre recours à la sous-traitance dans l’ingénierie sont quelques unes des options mises à l’étude pour dessiner le BP post-marée noire, affirme le journal qui cite des sources actionnariales anonymes. Les raffineries et les stations-service de BP emploient 50.000 personnes dans le monde, alors qu’elles ne comptent que pour 3% de son bénéfice imposable, souligne le Sunday Times. Ces mesures viendraient en plus des ventes colossales d’actifs en préparation, dont le Financial Times croyait savoir vendredi qu’elles pourraient s’élever à 20 milliards de dollars, soit le double de ce qu’avait annoncé BP en juin. Le groupe céderait notamment pour 12 milliards de dollars d’actifs à l’américain Apache Corporation, dont une part de BP dans Prudhoe Bay, le plus grand champ pétrolifère d’Amérique du Nord. Selon le Sunday Times, l’accord final pourrait être annoncé avant la publication du résultat semestriel du pétrolier le 27 juillet. «BP semble avoir accepté qu’il sera une entreprise plus modeste (après la marée noire). Il est disposé à envisager toutes les éventualités», a commenté un actionnaire cité par le quotidien. Le coût de la fuite de pétrole au large des côtes de la Louisiane pour le pétrolier britannique s’est élevé jusqu’à présent à 3,5 milliards de dollars et les sommes réclamées en guise de compensation pourraient atteindre dix fois ce chiffre.

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