British Airways et American Airlines abandonnent leur projet d’alliance

Le PDG de British Airways Rod Eddington et son homologue d’American Airlines, Don Carty, ont indiqué vendredi à la presse qu’ils abandonnaient leur projet d’alliance commerciale. Et pour cause, des conditions imposées par Washington pour donner un feu vert à ce projet.
Pour sa part, le gouvernement britannique a confirmé vendredi soir le report des discussions prévues la semaine prochaine avec les Etats-Unis au sujet d’un accord sur la libéralisation du transport aérien entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. « Nous ne réaliserons pas notre alliance commerciale à ce prix », ont déclaré les deux P-d.g. dans un communiqué. « Nous avons clairement indiqué depuis le début que nous ne conclurions pas cet accord si le prix anti-trust était trop élevé et c’est malheureusement le cas », ont-ils annoncé pour argumenter leur décision commune.
« C’est une déception pour les deux compagnies, leurs actionnaires et pour nos employés », ont encore dit MM. Eddington et Carty. « Les conditions imposées par le gouvernement américain n’ont pas de sens pour les deux compagnies.
Nous n’accepterons pas des exigences qui, selon nous, sont irréalistes et pas nécessaires ». Le département des Transports a annoncé vendredi qu’il octroyait une immunité des lois anti-trust au projet d’alliance entre BA et AMR si les deux compagnies cédaient 224 créneaux horaires de décollage et d’atterrissage à l’aéroport londonien d’Heathrow de manière à les attribuer à notamment quatre compagnies américaines. Ces quatre transporteurs devraient pouvoir ainsi assurer 17 nouveaux vols quotidiens aller-retour entre les aéroports américains et Heathrow, soit au total 6.200 vols annuels.
Ensemble, BA et AMR assurent 60 % du trafic entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, soit près de 18 millions de passagers annuellement.

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