Business en ligne : Mode d’emploi

Toucher des millions de consommateurs avec un coût dérisoire, c’est le rêve de tout opérateur économique. Seulement voilà, il ne faut pas croire que vendre ses produits via Internet est une tâche aisée. A fortiori au Maroc où le taux de pénétration du réseau des réseaux reste très limité (à peine 1% de la population). Il n’en reste pas moins que l’intérêt est manifeste et l’ensemble des outils pour s’ouvrir sur le monde sont actuellement disponibles. Il est donc question de prendre son courage en main et tracer les contours d’une stratégie commerciale adaptée pour parer à tout imprévu et se lancer de plein pied dans le monde virtuel qui constitue actuellement une plate-forme intéressante de commerce. Ceci est d’autant plus vrai que quasiment tout le monde y est déjà, en particulier dans l’univers « business to business». Les analystes prédisent un développement exponentiel du commerce électronique d’ici quelques années. Les chiffres avancés se passent de tout commentaire. Ainsi, la croissance mondiale prévue du E-commerce entre 1999 et 2003 est de plus de 2,288 %. Le monde compte actuellement près de 500 millions d’internautes, un chiffre appelé à quadrupler d’ici 2005 et le chiffre d’affaires des ventes réalisées sur le Net se chiffrent par plusieurs dizaines de milliards de DH.
Au Maroc, on est encore loin du compte. Ceci pour la simple raison que la prédisposition des opérateurs pour investir le Net n’est pas encore entrée dans les moeurs. Ces derniers avancent que le marché marocain n’est pas assez développé pour justifier de telles opérations. Résultat : peu d’entre eux ont décidé de franchir le pas alors que l’enjeu est important. En fait, investir dans le commerce en ligne, c’est s’ouvrir sur le marché international. « Il y a une réelle opportunité à saisir car c’est une solution intéressante pour vendre les produits marocains à travers le monde », assure Jean Michel Mas, consultant Internet à MTDS.
Seul hic : il n’existe pas d’organismes bancaires susceptibles de jouer le rôle d’intermédiaire pour les paiements en ligne. Il faut donc « effectuer un détour par les opérateurs étrangers qui assurent ce genre de prestations », souligne M. Mas. Le seul vendeur de tapis marocain par Internet qui existe est installé à Los Angeles », ajoute-t-il.
Toujours est-il, cette situation est appelée à évoluer rapidement car certains opérateurs comme Maroc Télécommerce ont déjà initié le processus et les paiements se font sans encombre par certaines cartes bancaires.
Quoi qu’il en soit, créer sa boutique marchande deviendra à terme une nécessité. Il faut savoir que la réalisation de son propre site marchand ne nécessite une compétence informatique particulière. Il est même concevable de gérer son site en toute simplicité et de façon illimité.
Faire appel à des opérateurs pour créer son site (conception, graphisme, hébergement,…), c’est encore mieux. Dans ce cas, la mise en place de la boutique virtuelle coûtera en moyenne 100.000 DH. Mais au préalable, il faut définir le cahier de charges. Ce dernier sert à définir précisément les objectifs à atteindre et les moyens humains et techniques à mettre en oeuvre. Il s’agit de définir les interlocuteurs, le planning, la présentation de la réponse et les conditions particulières possibles. Un site marchand est à la fois un outil de communication, de vente, de distribution et de transaction (les paiements). Il s’agit donc de définir le contexte économique et organisationnel (secteur d’activité, position sur le marché, exemples de services concurrents, problèmes d’organisation). Il suffira par la suite de mettre en place la logistique nécessaire pour faire parvenir les produits aux clients dans les délais mentionnés. Une publicité agressive est vivement conseillée pour drainer du trafic sur votre site marchand.

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