Café M, un restaurant à l’américaine

Café M, un restaurant à l’américaine

Ambiance feutrée le soir, terrasse ombragée ou ensoleillée le jour ; en salle comme en terrasse, l’on n’aura que l’embarras du choix, selon les préférences des uns ou des autres. Le Café M, au Hyatt Regency de Casablanca, est l’un de ces lieux où l’on s’entête à perpétuer la tradition culinaire dans tous ses aspects.
Cela va de l’accueil jusqu’à la dernière note du dessert. Une partition jouée avec adresse mais non sans quelques petites fausses notes. On regrettera les couleurs trop ternes, les sièges trop communs, etc. Mais c’est dans le produit.
Chaque prestation distille une détermination d’exceller et de fournir un service où prestige, modernité et tradition s’entremêlent et constituent les maîtres-mots. Le Café M ne laisse aucun doute sur la vision, posée, qui a prévalu lors de sa conception. Rien ne semble avoir été le fruit du hasard. Ombre et lumières, parfums et arômes, senteurs et saveurs, couleurs et formes, autant d’ingrédients brassés à l’aide de subtils dosages.
Le résultat escompté est, cependant, quelque peu lésé par le style général du cadre. Un style plutôt sombre, trop carré, flirtant avec le style gothique, en plus d’une certaine rigidité concédée par le design des chaises et des tables. Le cuir noir qui recouvre les fauteuils (en salle) aurait bien fait de céder la place à un matériau d’une couleur autre, histoire de provoquer un certain contraste avec l’ambiance générale.
Qu’à cela ne tienne, le cadre demeure convivial et une équipe de jeunes, hommes et femmes, assure un service correct. Dans un ballet harmonieux, ils donnent l’air d’exécuter une chorégraphie apprêtée à l’avance. Ce sont les Hommes de scène. Et tout Homme de scène ne saurait faire dans la perfection. Ainsi, quelques légères omissions peuvent se faire inviter par moments, notamment en heure de forte affluence.
En coulisses, c’est une autre pièce qui se joue. Une brigade composée de seize personnes, entre cuistots et pâtissiers, s’active des heures durant afin de permettre aux Hommes de scène d’entrer en action. Dans cette partie soustraite, Nadi Louahbi règne en maître des lieux.
Ce jeune Franco-marocain, qui avait jeté l’ancre au Café M en 2001, s’avère être un chef de cuisine hors-pair. Du moins, c’est le message qui se dégage des mets délicats concoctés par ses soins.
Nadi oeuvre en permanence et n’a qu’une seule visée, celle de provoquer ce que l’on appelle communément « l’éveil culinaire ». Sa passion, à lui, est de signer des mets qui flattent le palais, des mets qui stimulent les papilles gustatives, les initiant à de savants «assemblages». Rivalisant d’initiative et de fines créations, le chef met assurément du coeur à l’ouvrage et sa prestation trahit la maestria qui caractérise ce qui sort de sa cuisine.
Le Café M bénéficie également de l’apport d’un nouveau venu dans la boîte, Edouard Demptos, directeur de la restauration au sein du Hyatt Regency depuis près d’un semestre. Lesté d’une expérience conséquente en matière de restauration, celui qui chapeaute, aujourd’hui, les staffs dépendant de chacun des restaurants de l’hôtel, veille au grain pour que tout soit dans les normes et selon les ambitions du groupe.

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